Dans le cadre de la table ronde des bailleurs sur le financement du programme de référence intérimaire (PRI), le président du conseil national de la transition a mis l’occasion à profit pour rassurer les partenaires d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel.
Dans sa prise de parole, Dr. Dansa Kourouma a confié que la première mouture de la nouvelle constitution sera présentée aux guinéens au mois de mars prochain. Cette déclaration du président de l’organe législatif de la transition est diversement appréciée au sein de l’opinion. Si certains n’y croient point, d’autres par contre trouvent cette annonce logique, selon l’évolution de la transition.
Kéamou Bogola Haba, coordinateur du Front National pour la défense de la transition que notre rédaction a contacté ce lundi 19 février, soutient que c’est ce qu’attendait le peuple de Guinée. D’ailleurs, affirme-t-il, le président de la transition l’avait dit dans son adresse à la nation à l’occasion du nouvel an 2024.
‘’Le Président de la République, dans son discours à la nation du nouvel an 2024, avait clairement dit que 2024 sera l’année du référendum constitutionnel. Par conséquent, il est tout à fait normal et impératif que la première mouture de la constitution qui doit faire l’objet de ce référendum soit disponible au premier trimestre 2024, pour permettre aux guinéens d’avoir suffisamment de temps pour la décortiquer, l’amender, la divulguer et la vulgariser, car nos attentes sont très grandes.
Il y a eu assez de consultations citoyennes et assez de débats d’orientation constitutionnelle entre 2022 et 2023, assez de voyage d’études et assez de réflexion universitaire, religieuse et sociale autour de cette nouvelle constitution, qui est un passage obligé vers les élections futures. Nous attendons impatiemment le résultat de ces consultations et travaux de consolidation et d’arbitration de nos conseillers pour savoir si oui ou non notre parlement transitoire qui est plus citoyenne que politique dans sa composition, a tenu compte de manière impartiale, des préoccupations communes de nos populations qui veulent une constitution qui donne l’égalité de chance à tous et qui ne doit plus nous morceler politiquement et juridiquement en regroupements politiques communautaires au détriment des programmes politiques’’, a-t-il déclaré.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
