Après l’expiration de son préavis, le mouvement syndical guinéen s’apprête à déclencher une grève générale et illimitée dans les prochains jours. Les ténors des 13 centrales syndicales vont se réunir demain lundi 19 février 2024, pour se pencher sur la question.
Après cette réunion qui se tiendra à la bourse du travail, le mouvement syndical guinéen déposera le même jour, un avis de grève générale et illimitée au ministère du Travail et de la Fonction publique.
Mais avant le dépôt du courrier, la réunion extraordinaire sera sanctionnée d’une déclaration commune, annonçant ainsi la date officielle du démarrage de la grève.
‘’Nous sommes prêts à aller à une grève. Comme le Gouvernement ne veut pas nous écouter, nous allons nous faire entendre. Et toutes les centrales syndicales adhèrent aux actions qui seront annoncées. Ce qui est évident, le mouvement syndical guinéen a retrouvé son unité, il se fera entendre. Nous allons imposer le respect, parce qu’on ne peut pas arrêter de la sorte notre camarade et le maintenir en prison sans tenir son procès. C’est inacceptable.
L’autre aspect, c’est la situation dans laquelle le pays est plongé. Pas d’internet, pas de médias, le panier de la ménagère est sévèrement affecté. Et avec tout cela, les autorités foncent tout droit vers leurs objectifs, les yeux bandés, sans se soucier des Guinéens. Tout le monde est bâillonné, nous ne l’accepterons pas en Guinée. C’est pourquoi, nous allons nous faire entendre’’, a juré un leader syndical qui s’est confié à notre rédaction ce dimanche 18 février.
Échec des négociations…
En début de semaine, le mouvement syndical guinéen a quitté la table de dialogue qui devait s’ouvrir au siège du Conseil national du dialogue social (CNDS). Les centrales syndicales ont exigé comme préalable avant toute discussion avec les autorités, la libération immédiate du Secrétaire général du Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG), le journaliste Sékou Jamal Pendessa qui croupit en prison depuis un mois (19 janvier 2024).
Vers l’ouverture du procès du SG du SPPG…
En milieu de semaine (Jeudi 15 février 2024), le parquet du Tribunal de première instance de Dixinn s’est fendu d’un communiqué, rassurant de la tenue très prochaine du procès du leader syndical du SPPG, sans pour autant annoncer de date. Sauf qu’il a rappelé qu’à date, la juridiction d’instruction saisie a communiqué le dossier de la procédure au Ministère public à l’effet pour lui de requérir ce que de droit.
De même, le parquet de Dixinn a rassuré qu’elle veille à ce que la procédure suivie contre Sékou Jamal Pendessa soit équitable, contradictoire et foncièrement respectueuse de ses droits à la défense, conformément à l’article préliminaire du Code de procédure pénale.
Madiou BAH.
