Alors que leur mandat a déjà expiré et qu’ils doivent être remplacés au plus tard fin mars par des délégations spéciales, les maires des communes rurales et urbaines se retrouvent dans le collimateur du ministre d’Etat, en charge de la justice et des droits de l’homme.
Les dirigeants des exécutifs communaux sont visés par des mesures d’interdiction de sortie du pays jusqu’à nouvel, pour des faits d’enquête. Ce mardi 13 février 2024, un journaliste de notre rédaction a interrogé un économiste sur cette actualité qui fait la Une des médias du pays.
Dans ses analyses, Mamady Condé trouve la décision du Garde des Sceaux logique mais insuffisante, pour freiner la corruption dans nos différentes communes.
‘’Le fait que le mandat ait pris fin, déjà, peut permettre aux autorités de la transition de mettre fin à leurs activités. Mais, le problème, lorsqu’on prend des décisions de mettre fin à leurs mandat, c’est bon, mais ce n’est pas suffisant pour lutter efficacement contre la corruption. Il y a des institutions de contrôle qui sont mises en place et qui sont financées, donc, logiquement, il faudrait faire en sorte que ces institutions jouent mieux leurs rôles dans le contrôle des activités des communes, et non les mesures de décision aussi importante’’, a réagi l’économiste, qui déplore la faible rentabilité des communes et surtout la mauvaise gestion des ressources allouées aux municipalités.
‘’Quand on fait une étude comparative des recettes communales générées en Guinée par rapport aux autres pays de la sous-région, vous allez constater que ces recettes là sont tellement insignifiantes, qu’elle ne peut servir à rien par rapport au développement des communes. Ça veut simplement dire, que l’essentiel des ressources du pays est géré au niveau central. Donc, ça bloque inévitablement le développement des communes. Mais ce qui est intéressant, le peu aussi qui est mobilisé au niveau des communes, n’est pas géré de façon équitable et efficiente en faveur des populations. Ça veut dire qu’on a un problème de mobilisation des ressources, mais aussi de gestion efficace de ces ressources là au bénéfice des populations’’, a égrainé l’universitaire.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
