Ils sont nombreux aujourd’hui des jeunes après leurs formations académiques ou professionnelles, à se lancer dans la vente des friperies dans les différents marchés de la Guinée. Et pour cause : les difficultés d’obtention d’un premier emploi.
Le constat est le même dans la commune urbaine de Kindia, où chaque matin, des jeunes viennent trier des habits avec des femmes grossistes, afin de les revendre en détails pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Rencontré dans son lieu de vente, Aboubacar Camara explique les raisons qui l’ont poussé à se lancer dans cette pratique.
‘’C’est le destin, sinon, on n’a pas été préparé pour ça. J’ai fait la géologie, après les études, on pensait avoir de l’emploi, mais on a vu que vraiment ce n’est pas facile pour nous ; et pour cela, on s’est lancé dans ça pour se débrouiller en attendant. Ce n’est pas du tout facile avec le moment qui est dur actuellement et les clients ne viennent presque pas. Ceux qui envoient ces friperies, ce n’est pas facile de trouver avec eux, parce qu’ils ont beaucoup de clients, si toi tu arrives à retarder, prochainement quand ils viennent, ils ne vont pas te donner’’, a-t-il expliqué.
Pour Ousmane Barry communément appelé ‘’Ivoirien’’, le grand problème c’est la variation des prix des balles de friperies.
‘’C’est un problème de clientèle et surtout, comment acquérir les marchandises et vendre avec la variation des prix. Tu peux acheter par exemple à 2.250.000 GNF. Prochainement quand tu pars, on te dit c’est à 2.500.000 ou 2.700.000 GNF. Et dans ça, il y a des difficultés. Alors, Comment convaincre les clients qui viennent ici à acheter est très difficile, puisque d’autres disent c’est la friperie, qu’avec ce prix, ils préfèrent acheter de l’industriel. Vous voyez ? Ce n’est pas du tout facile. Nous, on finit les études et on se débrouille ici pour subvenir à nos besoins quotidiens et à ceux de nos petites familles’’, a-t-il déclaré.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour lerevelateur224.com.
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