Les conséquences de l’incendie du dépôt principal d’hydrocarbures à Kaloum continuent toujours à se répercuter sur les activités socio-économiques des citoyens et plongent notre pays dans une crise inédite. C’est face à ces différentes crises, que les autorités de la transition et la chambre de commerce ont signé un protocole d’accord en augmentant le prix des denrées alimentaires.
Interrogé par notre correspondant régional, le président de la chambre préfectorale du commerce, de l’artisanat et des PME de Kindia, invite l’Etat à s’investir plus dans l’agriculture.
‘’C’est la crise du carburant qui a fait l’objet de plusieurs augmentations du prix de nos marchandises. Le carburant constitue le poumon, voire même le vaisseau sanguin de l’économie de notre pays. Donc, s’il y a difficulté d’obtention de carburant, directement ça va faire une augmentation des prix des denrées de première nécessité. Mais aussi, nous voyons que nous exploitons plus que ce que nous produisons.
Nous encourageons l’État à s’investir dans l’agriculture , parce que la population se multiplie du jour au jour et cela, les biens de consommation et des consommateurs ne seront pas équilibrés. Néanmoins, nous avons sensibilisé et nous continuons de sensibiliser les opérateurs économiques de toujours vendre les produits aux prix fixés, de ne pas exagérer, car, et la population et les autorités, nous appartenons tous à ce pays’’, a déclaré Elhadj Ousmane Bodjè Baldé.
Avant de poursuivre en ces termes : ‘’Dans cette période de crise, l’État doit diminuer les taxes douanières sur les produits des denrées de première nécessité, pour faciliter la tâche à la population guinéenne. Car, les opérateurs économiques envoient pour tirer du profit.’’
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
