Va-t-on revivre une année marquée par une longue série d’une instabilité chronique ? Où est le pays ? La Guinée régresse à l’image d’une nation qui a faim. Les médias bâillonnés, l’internet coupé, des journalistes emprisonnés. Mais à quelle fin ? Peut-être, pour un changement sans cesse annoncé et souvent reporté, qu’importe les revers et excès subis.
Entre le pouvoir confronté à la survie quotidienne et une classe politique toujours engagée dans la résistance, une population qui a perdu ses repères et ne sait pas de quoi demain sera fait, à quel lendemain elle pourrait s’attendre ? Ça tombe bien: en face, un chef de la junte qui semble s’épanouir dans l’adversité et la confrontation permanente.
Sur ce, depuis le 05 septembre, qui n’a pas souhaité une justice équitable ou un État de droit ? Tous sans exception parce que sans justice sociale, il y’a ni prospérité économique, encore moins une paix sociale durable. Au même moment, des anciens serviteurs de la Guinée notamment le premier ministre Kassory Fofana et compagnie croupissent en prison, depuis presque 2 ans par la volonté d’un homme et des enfants gâtés de la République (certains ministres).
Cependant, la Guinée doit changer. Elle doit être couverte de toutes ses institutions qui font d’elle un État sérieux. Pour cela, il faudra aller à des élections libres, inclusives et transparentes. Ainsi, ce qui permettra à Mamadi Doumbouya de se réconcilier avec sa conscience, ensuite son peuple. Il doit être prêt à en découdre avec une oligarchie administrative réputée puissante et surtout résolue à prendre enfin en compte une attente pressante de la majorité silencieuse. Il aura eu l’occasion de redorer son blason terni par sa façon de conduire unilatéralement la transition.
Bref, le chef de la junte est conscient des enjeux par le non-respect de ses engagements pris. Quand un soldat parjure, il aura trahi son serment d’officier et est passible de poursuites judiciaires.
En tout cas, le peuple vous regarde et vous avez le choix d’entrer dans les annales ou de passer à côté de l’histoire, pour toujours.

Donkass Traoré.
