Depuis l’arrestation du secrétaire général du syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG), sans aucune plainte au préalable le vendredi dernier à Conakry, les voix continuent de s’élever à travers tout le pays pour dénoncer cet état de fait.
Interrogé sur cette actualité qui défraie la chronique en Guinée, le secrétaire régional du SPPG Mamou, Habib Samaké a fermement condamné cet acte qu’il considère comme un abus à l’égard de leur général.
‘’Nous déplorons et condamnons fermement cet acte et exigeons la libération sans condition de notre général, à défaut de manifester dans tout le pays. Maintenant là, nous sommes en entretien dans notre plateforme, tous les secrétaires généraux sont en train de s’entretenir.
Naturellement, nous allons publier cette déclaration, on va mettre en garde les autorités de la transition et si rien n’est fait, alors là, nous allons déposer les courriers dans toutes les communes, on va faire une manifestation dans tous le pays pour exiger la libération de notre général.
Vous savez, cette fois-ci, ils ont manifesté seulement à Conakry, ils n’ont pas impliqué l’intérieur du pays, parce qu’ils estimaient que c’est nous qui allions venir en dernière position, pour tenter de manifester naturellement au moment où le général serait arrêté. Il savait qu’il allait être arrêté. Parce que le combat qu’il est en train de mener, c’est un combat noble, mais qui n’est pas du goût des autorités. Mais lui Pendessa avant cette manifestation, savait qu’il allait être arrêté.
C’est pourquoi, il avait demandé aux antennes régionales de rester en attente, pour que si aujourd’hui arrivait, c’est-à-dire qu’il soit arrêté, pour que nous nous venions en appuie pour qu’il soit libéré’’, a-t-il déclaré, avant de souligner le bien-fondé de leur lutte.
‘’Vous savez que manifester, beaucoup vont dire certainement que ça ne va pas apporter. Mais ça va porter fruits, quand tous les journalistes de la Guinée manifestent.
Je dis bien les journalistes qui sont dans l’esprit du SPPG, quand ceux là manifestent, quand tous ceux là publient, c’est pas une bonne image de la Guinée. Je ne pense pas que les autorités vont attendre jusqu’à ce que cela soit effectif pour tenter naturellement de libérer le général. Et je sais qu’ils vont le libérer et ils savent qu’ils vont le libérer. Ils sont seulement en train de nous intimider et ça ne va pas marcher’’, a-t-il fait savoir.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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