En République de Guinée, les médias audiovisuels traversent un sale temps ! Après l’épisode « redevances de l’ARPT », plusieurs radios privées font face désormais au Bureau Guinéen des droits d’auteurs. La Direction générale de cette entité relevant du Ministère en charge de la Culture, a décidé d’ester en justice les entreprises de radios qui ne se sont pas acquittées de leurs obligations vis-à-vis du BGDA, dans le cadre de la licence annuelle que cette Direction délivre, et qui entre dans le cadre de la protection des œuvres des artistes.
Alors que les ondes de plusieurs médias sont brouillées, certaines radios privées font désormais face à des poursuites judiciaires, par devant les tribunaux de Conakry. Elles sont assignées à comparaître par le BGDA (Bureau Guinéen des droits d’auteurs) devant les tribunaux relevant de leurs ressorts. Certaines ont déjà répondu à leurs convocations, tandis que d’autres s’apprêtent à le faire dans les prochains jours, selon le programme établit à cet effet.
Face à cette situation, l’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI), a convoqué une réunion du bureau exécutif la semaine dernière, après une première rencontre avec la Direction générale du BGDA. L’idée était de voir comment trouver une issue à cette situation gênante.
Malheureusement, les patrons de médias n’ont pas adopté la même démarche, certains ayant décidé de faire cavaliers seuls, en répondant favorablement à la requête de la Direction générale du BGDA, d’autres par contre, ont opté pour le mouvement collectif, en privilégiant les négociations pour l’ensemble des radios privées concernées, en raison de la crise économique qui frappe de plein de fouet les entreprises de médias.
Finalement, des entreprises de presse répondent avec leurs avocats devant les tribunaux depuis quelques semaines. Aux dernières nouvelles, l’URTELGUI rencontrera demain jeudi 18 janvier 2024, pour une nouvelle fois, la Direction générale du BGDA.
A suivre…
Madiou BAH.
