Dans la commune urbaine de N’Zérékoré, si certaines femmes optent pour les métiers de couture et de coiffure, d’autres par contre font exception en choisissant de pratiquer les métiers connus comme ceux des hommes. C’est le cas de Marie Kpogomou, qui pratique la mécanique auto depuis 2015. Une manière selon elle, de subvenir à ses besoins sans compter sur l’aide de quelqu’un.
Dans un entretien accordé à notre correspondant ce samedi 13 janvier 2024, la jeune mécanicienne a exprimé ses motivations dans un premier temps. ‘’Pour travailler dans les salons de couture, coiffure, moi quand-même, je ne veux pas ce travaille, parce qu’à l’heure-là, les femmes sont très nombreuses dans ces travaux. C’est pourquoi, j’ai choisi la mécanique, c’est dans ça que je vais réussir dans ma vie. Et c’est ce qui était dans mon projet. Je suis fière de ce métier, parce que depuis que j’ai commencé jusqu’à nos jours, tout ce que j’ai besoin, ce travail m’apporte. Je peux rester ici, tout de suite, on m’informe que ma mère est malade. A travers ce métier, je suis capable de l’acheter ses soins’’, a-t-elle déclaré.
Vu l’importance du métier d’une femme, Marie Kpogomou lance une invite à ses consœurs d’emboiter ses pas. ‘’Tout ce que je peux demander aux filles, c’est de les inviter de venir travailler, parce qu’à l’heure-là, on ne peut pas toujours continuer à compter sur les gens pour satisfaire nos besoins. Il faut que toi-même tu te bats pour que tu puisses gagner quelque chose pour toi aussi. Si tu n’apprends rien, au cas où tu es dans le besoin de quelque chose, qui va te donner ? Avant qu’on ne te donne, on va se moquer de toi, on va te faire souffrir. Pour éviter ça, je les conseille seulement de prendre courage pour venir travailler, même si ce n’est pas seulement la mécanique, il y a la couture aussi et si tu ne veux pas ça, il y en a d’autres, le commerce n’est pas mauvais’’, a lancé la mécanicienne, avant de revenir sur son souhait le plus ardent qu’elle compte atteindre dans le futur.
‘’J’ai choisi la mécanique pour une seule raison. Moi, je veux travailler dans les grandes sociétés et c’est ce que je vais faire. Parce que je vois même aujourd’hui les femmes qui travaillent à Rio Tinto Simfer, on les paie proprement. Moi aussi, c’est comme ça pour moi va être’’, a espéré Marie Kpogomou.
Depuis N’Zérékoré, JOB F BÉAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
