Dans la commune urbaine de Mamou, malgré le congé d’une semaine donné par les autorités éducatives, certaines écoles publiques et privées ont suivi clandestinement les cours. C’est un constat fait depuis le premier congé anticipé, donné par le ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, pour permettre de juguler un peu la crise qui frappe actuellement tout le pays.
À Mamou, cette décision des autorités éducatives semble être ignorée par certains responsables d’écoles publiques et privées. Des responsables qui obligent leurs élèves à venir suivre les cours chaque jour, pendant cette période de congé, où, les établissements scolaires sont sensés être fermés jusqu’au 14 janvier 2024, date à laquelle les cours doivent reprendre sur toute l’étendue du territoire national.
‘’Je suis obligé de venir, parce que nos professeurs nous disent d’être là chaque 8heures, pour faire des cours jusqu’à 12h 30. Mais je crois que notre établissement n’est pas le seul qui fait ça. Seulement, on nous dit de ne pas envoyer les tenues, mais quand-même, plusieurs écoles donnent des cours en ce moment.
En vérité, on nous dit que c’est pour ne pas être en retard dans le programme avec cette crise que nous vivons. On vient de sortir d’un congé de deux semaines et voilà encore l’État a donné un autre congé d’une semaine qui va terminer le 14 de ce mois de janvier. Donc, vous voyez ? Et qui sait si les autorités ne vont pas encore prolonger le même congé, vu la situation qui n’a pas encore changé dans le pays. Moi, ça ne me dérange pas franchement de venir à l’école pendant ce congé là, vu que l’année prochaine, je dois affronter le baccalauréat’’, a fait savoir Fatoumata Diawara, une élève en classe de 12ème, série littéraire.
Thierno Ousmane Diallo, est aussi élève de la 10ème dans cet autre établissement situé à quelques mètres du centre-ville. Il dit être épuisé de venir chaque matin pour suivre les cours.
‘’Hier, je n’étais pas venu pour suivre les cours, parce que j’ai été sanctionné par le professeur, parce que je ne suis pas venu le lundi. Moi, ce que je vais dire, normalement, nous sommes en congé. On a dit de rester à la maison jusqu’au 14 janvier. Mais on refuse qu’on reste à la maison. Là où je quitte pour me rendre à l’école, c’est très distant. Je tape à pieds pour être là.
Concernant les cours dans les écoles, moi je n’ai pas visité toutes les écoles quand même pour savoir s’ils donnent des cours. Mais dans mon quartier, je vois plusieurs de mes amis élèves qui prennent leurs sacs le matin pour se rendre à leurs écoles. Même devant notre école ici, je vois certains, leurs cahiers en mains’’, a-t-il confié.
A souligner que dans toutes les écoles où notre correspondant s’est rendu, les responsables n’ont pas accepté de piper mot sur cette question. Leur seul argument a été de dire qu’il s’agit des cours de rattrapages.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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