La crise qui secoue fortement l’économie du pays depuis l’incendie qui survenu dans le principal dépôt d’hydrocarbures de Kaloum le mois de décembre dernier, n’épargne pas le panier de la ménagère à Mamou.

Déjà, dans toute la Guinée, le constat reste le même : les activités économiques sont au ralenti. Les femmes du marché avaria de Mamou ont profité à notre micro ce vendredi 12 janvier 2024, pour interpeller les autorités de la transition, à sa tête le Colonel Mamadi Doumbouya, afin que des dispositions rapidement et nécessaires soient trouvées.

‘’Rien ne va actuellement. On souffre beaucoup et les autorités doivent se lever pour nous aider. Les femmes que vous voyez ici dans ce marché, la plupart ont leurs domiciles très loin et chaque matin il faut payer le transport. Personnellement, je quitte au quartier Telico chaque matin pour venir revendre dans ce marché. Mais le transport que je payais avant et aujourd’hui, c’est pas la même chose, ç’a doublé. Je payais 5000 GNF, maintenant c’est 10.000 GNF, parfois jusqu’à 15.000.
Quand tu demandes aux taximans, ils disent qu’ils achètent le carburant au marché noir à 30 000 ou 40 000, voire même à 50 000 GNF le litre. C’est pourquoi, nous demandons à travers vous les journalistes, pour que le président Mamadi doumbouya et son gouvernement, aident encore les femmes. Nous souffrons énormément depuis que cette crise est venue. Difficilement qu’on trouve de quoi nourrir nos enfants’’, se plaint Rabiatou Sow, une vendeuse de ce marché situé au centre-ville de Mamou.
Pour Joséphine Kpogomou, vendeuse du même marché, l’Etat doit prendre des mesures fortes pour stopper les spéculations pendant cette période de crise pour que la situation s’améliore un peu.
‘’En Guinée, certains ne souhaitent que ces moments pareils pour faire pleurer la population. Il y a des taximans qui continuent d’augmenter le prix du transport juste pour se faire de l’argent sur le dos des pauvres citoyens. Moi qui vous parle, j’en suis victime chaque jour.
Les motos-taxis qui transportent nos marchandises ont doublé le prix et pourtant à la station c’est vrai, c’est vraiment très difficile d’avoir le carburant, mais le prix n’a pas changé à ce que je sache. Pour moi, l’appel que je peux lancer au président, c’est d’aider la population.
À Mamou ici, vous-mêmes vous pouvez constater autour de vous, la souffrance est là. Dès 5heures, on commence à marcher pour au moins essayer de venir à avaria ici, voir si on peut trouver quelque chose à vendre pour se nourrir le soir. Ça aussi vers les 20h parfois 21h, ça dépendra du jour. Si tu gagnes quelque chose à vendre très tôt et que ça marche, tu peux te retourner à la maison pour aller préparer pour la famille. Au cas contraire, vous passez la journée et la nuit comme ça sans rien manger’’, a-t-elle déploré.
Il faut rappeler que depuis le début de cette crise, plusieurs activités restent paralysées à Mamou ; et à cela s’ajoute, la coupure du courant électrique qui vient de commencer il y a plusieurs jours maintenant et qui continuent d’impacter négativement le quotidien des citoyens de cette ville.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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