La crise de carburant qui sévit en Guinée depuis l’explosion du dépôt d’hydrocarbures à Conakry, commence à impacter sérieusement le panier de la ménagère dans la cité du Nabaya. Les prix des denrées de première nécessité sont sévèrement impactés dans les différents marchés de la commune urbaine de Kankan. C’est en tout cas ce qui ressort d’un constat fait ce jeudi 11 janvier 2024, par notre correspondant régional.

Comme on pouvait s’y attendre, depuis le déclenchement de cette crise d’hydrocarbures qui frappe de plein fouet les citoyens, les frais de transport intra-urbain ont doublé, triplés et même quadruplé par endroit dans la commune urbaine de Kankan. Le secteur du commerce informel, une activité dans laquelle on retrouve plusieurs femmes ménagères de la place, n’est pas épargné. Aminata Kaba, vendeuse de poissons, rencontrée devant son échoppe par notre correspondant, relate les difficultés auxquelles elle se trouver confrontées.
‘’Depuis que cette crise du carburant a commencé, les transports ont augmenté. Là où on payait de 2000 à 5000 GNF comme transport, c’est devenu de nos jours 10.000 GNF, le tronçon. Donc, nous soufrons beaucoup en ce moment. Même quand nos marchandises arrivent, pour les avoirs, c’est tout à fait un problème’’, a-t-elle confié.
Les difficultés sont presque pareilles chez Kankou Camara, vendeuse d’oignon rencontrée au centre commercial Dibida. ‘’Moi je quitte au quartier aéroport pour venir au marché ici. Avant la crise, on prenait le taxi à 3000 GNF, maintenant c’est à 7000 GNF, l’aller fait 14.000 et l’oignon que je revends ici, je ne gagne plus de bénéfices sur ça. Et le peu que je gagne comme bénéficies, si je dépense tout ça pour le transport, on risque de ne pas manger’’, se plaint-elle devant sa cliente Ténèngbè Keita. Cette dernière qui s’est aussi confiée à notre correspondant, a exprimé les mêmes problèmes.
‘’Nous quittons très loin pour venir acheter les condiments. Mais actuellement, le prix des transports a augmenté. Avant, on empruntait le taxi à 15.000 GNF pour deux personnes et aujourd’hui, c’est 30.000 GNF pour une seule tête. Cela est dû à la crise du carburant, et même les prix des condiments sont devenus chers. Les condiments qu’on achetait à 1000 GNF au paravent sont devenus à 2000 GNF aujourd’hui, rien n’est facile en ce moment’’, énumère-t-elle, avant de lancer un appel en ces termes : ‘’Le message que j’ai à lancer aux autorités de notre pays, c’est de nous aider à avoir du carburant, sinon, on est confrontés à un calvaire total’’, a-t-elle interpellé.
À signaler que depuis le début de cette crise le 18 décembre dernier, jusqu’à ce jour, dans tout le Nabaya, les prix des divers articles ont connu une hausse exponentielle.
Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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