Située à 36 km du chef-lieu de la région administrative de Labé, la sous-préfecture de Pilimini, relevant de la préfecture de Koubia est inaccessible suite à son enclavement. A cela s’ajoute, le manque d’infrastructures administratives et l’exode rurale.
Pour faciliter l’accès des véhicules à la localité, ce sont les populations locales qui se donnent les mains pour réparer les points critiques de la route à l’aide d’un matériel rudimentaire (pelles, pioches, brouettes…). Une pratique très ancienne.
Interrogé sur cette situation, un responsable syndical de cette localité n’a pas manqué d’énumérer les différentes difficultés que rencontrent les populations, avant d’inviter les autorités guinéennes à se tourner vers Pilimili.
A l’entame, Maître Hamidou doubhel, 3ème chef de ligne au syndicat des transporteurs de Pilimili précise que ‘’le problème crucial que nous avons est le problème de route. Nous n’avons pas de route. A chaque fois, les véhicules sont en panne. A chaque fois, on nous promet de réparer la route, en vain. C’est les ressortissants et les résidants qui se donnent les mains pour réparer les points critiques de notre route.’’
Pour faciliter l’accès à la zone, les citoyens de la localité se mobilisent par village pour réparer les points critiques de la route Pilimili-Labé. Et ceci, grâce à l’appui des ressortissants, ajoute notre interlocuteur.
‘’Nos ressortissants font de leur mieux pour nous accompagner, mais ce n’est pas facile. Nous utilisons des pioches, des pelles et des brouettes pour réparer la route à la main. Ici, c’est nous qui remplaçons les machines dans la réparation des routes’’, regrette-t-il, avant d’inviter les autorités au plus haut niveau à tourner leur regard sur sa localité.
‘’Nous disons que la route faite à la main n’a pas une longue durée. Et si nous le faisons actuellement, c’est parce qu’on n’a pas le choix. C’est à l’état de faire les routes. Si nous utilisons ces outils rudimentaires pour réparer nos routes, c’est parce que les autorités ne portent pas attention sur nous. Et pourtant, nous sommes des citoyens de ce pays. Quand les autorités ont besoin de nous pour les élections, elles viennent vers nous pour les accompagner, mais en retour, nous on n’obtient rien de leur part. Nous leur demandons de faire face à cette préoccupation de nos populations, qui est le désenclavement’’, a lancé notre interlocuteur.
Depuis Labé, Mamadou Aliou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
