Dans le cadre du festival international des chasseurs traditionnels, la délégation guinéenne, conduite par le Président Nationale des chasseurs traditionnels, Koulounfan Demba Camara a refoulé le sol guinéen, après un brillant séjour de trois (3) jours, dans le pays des hommes intègres.

A sa descente du bus, cette délégation a été chaleureusement accueillie par une centaine de Donzos, composés d’hommes et de femmes, tous habillés en tenues traditionnelles, au domicile du président de la confrérie des Donzos de la Haute Guinée, au quartier Hermakono, dans la commune urbaine de Kankan.

Dans son compte-rendu, Moussa Koulibaly, président régional des chasseurs de Kankan, en même temps superviseur de la forêt, a laissé entendre qu’ils étaient allés répondre à l’invitation de leurs confrères Donzos du Burkina Fasso, avec à sa tête Aly Konaté, pour participer au festival international des chasseurs traditionnels.
‘’Dans notre corporation, il n’y a pas de distinction, tous les Donzos sont les mêmes que vous soyez du Mali, de la Guinée, du Burkina, du Sénégal etc…. Nous répondons aux mêmes critères. Nous avons fait des sacrifices pour la cause de l’Afrique. Et je vous avoue, que la Guinée a été plus qu’honorer lors de notre séjours au Burkina’’, a-t-il confié.
A en croire le président régional de l’Union des chasseurs de la Haute Guinée, l’un des principaux sujets abordés lors de ce festival, était aussi accentué sur comment lutter contre le terrorisme qui sévit en ce moment dans les pays comme le Burkina Faso.
‘’Une conférence-débat a été organisée en présence des représentants de tous les pays, notamment le président de la communauté peulh, qui sont pointé du doigt dans cette affaire de terroriste et ce dernier dans sa prise de parole, a expliqué que le terrorisme n’est pas une affaire de peulh, que lui-même a donné son fils au président des Donzos pour combattre le terrorisme. Pour lui, c’est la France qui était derrière cette histoire.
Notre président Koulounfan Demba Camara, dans son intervention, a remercié le président Ibrahim Traoré pour avoir octroyé des armes de guerre à la confrérie des chasseurs et la formation militaire pour combattre les assaillants’’, assure-t-il.
Selon cet homme encré dans la civilisation traditionnelle africaine, le Burkina Faso vit un moment difficile ces derniers temps. Le village de Djibo est presque dans les mains des ravisseurs.
‘’Grâce à l’effort du président des chasseurs traditionnels du Burkina Faso, en collaboration avec les Donzos d’autres pays, nous avons réussi à reprendre le contrôle et saisir leurs armes’’, a-t-il fait savoir, avant d’interpeller les autorités guinéennes.
‘’C’est pas le jour de la guerre qu’il faut affûter les armes, ils ont beaucoup fait pour les chasseurs traditionnels de Guinée, parce qu’il leur a donné l’agrément avec tout le respect. Les chasseurs feront leur mieux. Mais dans d’autres pays, les Donzos suivent la formation militaire et ils sont bien équipés aussi. Nous devons être bien préparés’’, a-t-il affirmé.
Par ailleurs, il faut rappeler qu’aussitôt revenus de cette mission, ces chasseurs traditionnels ont été invités à prendre part à la foire de Kankan.
Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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