Après avoir passé deux ans à la tête du pays, le régime du régime du Colonel Mamadi Doumbouya est plus que jamais décrié, en raison des décisions impopulaires prises çà et là. Plusieurs défenseurs de la démocratie et de l’Etat de droit continuent de dénoncer le pouvoir dictatorial mis en place par les hommes en uniforme. C’est le cas, par exemple, de Celou Dalein Diallo, président de l’UFDG.
Selon lui, le discours du Colonel Mamadi Doumbouya à la tribune des Nations Unies n’avait pas sa raison d’être. ‘’J’étais très surpris par le discours de Doumbouya à la tribune des Nations Unies, ça me préoccupe. Pas parce qu’il a dit que la démocratie n’est pas adaptée à nos réalités, à nos cultures, est-ce que cela signifie qu’il pense à un autre modèle? Pour le moment, on n’en connaît que deux : la dictature et la démocratie. Pour moi, la vocation d’une transition est d’organiser les élections pour mettre en place les institutions légitimes, selon les principes et les rythmes de la démocratie. Pour moi, il n’y a pas d’autres modèles, il faut que le peuple choisisse ses dirigeants. Pour moi, c’est la démocratie qui garantit la liberté, le droit de liberté de tous les citoyens et surtout le choix des dirigeants au niveau local, de l’assemblée, que ce soit de l’exécutif. Il faut que c’est le peuple qui choisit et sanctionne par les urnes les dirigeants.’’
Poursuivant, il a également ajouté ceci : ‘’C’est un discours que je ne comprends pas et que je n’accepte pas. Il a fait un discours lors de sa prise du pouvoir. Il s’est engagé à respecter les règles et principes de la démocratie, de l’état de droit, à respecter les libertés fondamentales, la liberté de la presse qui se trouve dans une situation préoccupante. Il faut qu’on le dénonce et il faut que le peuple se mobilise pour refuser cette dérive dictatoriale. On ne peut pas l’accepter d’autant plus que lui-même s’est engagé à veiller au respect des principes et des règles de la liberté. Je ne suis pas d’accord, car lui-même, il n’a pas la légitimité de dire que j’abandonne la démocratie pour autre chose, c’est impossible, on n’acceptera jamais cela’’, a-t-il ajouté.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
