Animant le premier panel devant plusieurs personnalités venues du monde de l’éducation, à l’occasion du lancement officiel de la 4ème édition de forum de l’étudiant guinéen ce mercredi 06 décembre 2023, au palais du peuple de Conakry, le président du Conseil National de la Transition (CNT) est revenu sur les nombreux textes de lois que son institution a adoptés depuis leur installation, afin de qualifier davantage le système d’enseignement supérieur en Guinée.

Selon Dr Dansa Kourouma, depuis l’avènement du CNRD au pouvoir le 05 septembre 2021, plusieurs textes de lois ont été votés par le CNT, pour qualifier le système éducatif guinéen.
‘’Les cinq (5) valeurs fondées par le CNRD, parmi lesquelles, nous avons la refondation et la rectification institutionnelle, le rassemblement, le repositionnement de la Guinée sont des valeurs sur la base desquelles, le gouvernement s’est doté d’un programme de référence intérimaire. Et ce programme de référence intérimaire avait pour entre autres objectifs, la mise en place en réunissant toutes les conditions, un système éducatif de qualité. Qualité en terme de facilité d’accès, qualité en terme de contenus des programmes d’enseignement, de qualité en terme de financement, mais aussi qualité en terme de débouchés. C’est pourquoi, les lois que vous avez (ministère de l’enseignement supérieur) soumis à notre appréciation, nous les avons examinées et amendées avec détermination et passion, pour que ces lois épousent les valeurs de la transition. Et, le statut particulier du personnel de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, est une loi que nous avons examiné avec amour et passion pour le métier de l’enseignant-chercheur. Aujourd’hui, notre société vit à l’envers, parce que quand on est enseignant-chercheur, c’est comme si on est condamné à la précarité, ça doit être le contraire.
Ceux qui donnent la formation, ceux qui préparent les bases de notre État, ceux qui préparent l’élite de demain qui aura la charge de conduire les affaires de notre pays, doivent être traités avec dignité. C’est pourquoi, nous avons voté cette loi sur le leadership du premier ministre, à travers l’effort personnel de la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, à qualifier les relations entre l’État et les enseignants-chercheurs qui est un corps extrêmement important pour notre système éducatif’’, a-t-il énuméré.
Et de renchérir: ‘’L’autre élément, c’est l’adhésion de la Guinée à WASCAD. Ce cadre africain qui permet à la Guinée de mesurer ces référentiels en matière de qualité de son système éducatif et de recherches. Nous avons aussi examiné ce texte avec la même détermination. On ne s’est pas limité là, nous avons organisé un débat parlementaire sur le système éducatif, premier du genre en Guinée. Nous avons mis en place un panel où les trois (3) ministres chargés du système éducatif sont venus débattre avec la représentation nationale autour des questions qui assaillent le système éducatif guinéen. Presque 400 questions ont été soulevées pour qualifier le système éducatif. Les trois (3) se sont mis à la disposition des honorables conseillers nationaux, pour répondre aux questions et une centaine de recommandations ont été adressées à trois (3) sous secteurs de l’éducation. Et parmi les recommandations, l’amélioration de la qualité de l’enseignement, mais aussi de la vie estudiantine’’, a-t-il assuré.
Pour terminer, le président de l’organe exécutif estime qu’il faut construire à l’avenir, une relation de confiance entre l’éducation et la société d’une part. De l’autre part, entre l’école, les collectivités et l’entreprise.

‘’Il faut construire pour l’avenir une relation de confiance entre l’école et la société. Parce que l’école doit être le laboratoire de la société, c’est à elle de livrer les meilleures consciences, les meilleurs cadres, les meilleures expertises et les meilleures compétences. Donc, il faut construire une relation entre l’école et la société. L’autre chose, c’est de construire une relation de confiance et de partenariat solide entre l’école et l’entreprise, l’école et le secteur privé. Parce que ceux qui doivent booster l’innovation, doivent être alimentés par des étudiants sortants de nos universités. Il faut également la relation entre l’école, la collectivité et l’État. L’école est le socle d’un État résilient, d’un État qui se construit autour d’une vision politique et de programme de société efficace et efficiente’’, a interpellé le président du CNT.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
(+224) 611 460 410
