Après avoir saisi la haute autorité de la communication (HAC), les associations de presse et le syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) passent à la vitesse d’un cheval au galop. Réunis en assemblée générale extraordinaire ce lundi 4 décembre, ils ont regretté unanimement et sans réserve, que toutes les démarches menées auprès des autorités compétentes soient restées jusque là infructueuses.
Ces hommes de médias ont entre autres désigné par anticipation, le premier ministre chef du gouvernement, le ministre porte-parole du gouvernement, le PCA de l’ARPT et deux autres cadres comme étant les ennemis de la presse. Ils prévoient d’engager des poursuites judiciaires contre l’ARPT, d’organiser des journées sans presse, des synergies des médias privés, de boycotter les activités des organes de la transition et de demander la suspension de la participation des représentants de la presse au CNT et à l’Institut national de l’audiovisuel (INA). Ce mardi 5 décembre, le secrétaire général du SPPG s’est exprimé sur cette situation. Sékou Jamal Pendessa dit avoir prédit cette situation depuis au moment de l’affaire de Guineematin.com.
‘’Justement, j’avais dit cela dans l’affaire Guineematin.com, que si on ne fait rien pour stopper la dynamique, c’est qu’il y a beaucoup d’autres médias qui sont visés. Nous on avait déjà l’info. Les informations qu’on avait eu, c’est qu’il y avait d’autres médias qui étaient visés, mais au niveau de l’audiovisuel. J’avais dit ça clairement. Parce que ceux là qui nous avaient donné l’information, que c’est Ousmane Gaoual qui était derrière la fermeture de Guineematin.com, ils nous ont dit que lui et son équipe avaient ciblé d’autres radios. Et j’avais dit aussi qu’il était en train de nouer une coalition.
Le mois de mai dernier, dans l’affaire Sabari et love FM, il a été affaibli par notre combat. Finalement, c’est Mme Rose Pola Pricemou qui a géré la crise à sa place, alors que c’était son département, ça lui a choqué, donc, il a fait des acrobaties, il a eu le temps de se préparer et cette fois-ci il a eu des alliés.
Heureusement que toutes les organisations de presse ont pris conscience que le danger est là, il faut se lever, ce n’est plus l’heure de la peur’’, a-t-il averti.
Plus loin, il accuse une nouvelle fois Ousmane Gaoual Diallo d’être à l’origine des ennuis que connaissent la presse. ‘’Historiquement parlant, on peut dire que c’est lui le chef de file. Puisque lui depuis le mois de mai, il est à la manœuvre. Si c’est lui qui a cherché des alliés, du coup, l’initiateur du projet devient le chef de file du projet.
Bien que le premier ministre soit hiérarchiquement supérieur à lui et puis il y a Djiba Diakité de la Présidence, qui est aussi son supérieur hiérarchique, mais puisque il est à l’initiative du projet et c’est lui qui se fait appeler GORKÖ SOUSSAÏ, il dit qu’il n’a pas peur, cela veut dire ceux-là qui ont un peu peur vont dire, bon on va lui laisser piloter la lutte’’, a-t-il annoncé.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
