Pour toujours, George Weah a une fois laissé son nom dans l’histoire sur le continent africain. Après avoir été battu aux élections présidentielles au Liberia, l’ancien ballon d’or européen a félicité son challenger Joseph Bouakai. Une élégance qui lui a valu des félicitations partout à travers le monde.
Cet acte historique est commenté partout sur le continent africain. En Guinée, les acteurs politiques ne dérogent pas à la règle. Jugé proche du vainqueur, Dr. Faya Millimouno de retour au pays, s’est prononcé sur cette élection remportée son ami. Le leader du Bloc Libéral estime que George Weah a de nouveau marqué les cœurs de ses compatriotes libériens.
‘’Je crois que sur le continent africain, George Weah a marqué un point. Parce que quand on va aux élections en Afrique, c’est qu’on ne voit qu’une seule issue. C’est-à-dire, la victoire, même quand on sait qu’on a perdu, on va entretenir le flou et ça peut souvent dégénérer en violences.
Ce que Weah a fait pour le Liberia que j’ai dernièrement fréquenté, ça aurait été un risque qu’il ne prenne pas la direction qu’il a prise. Parce qu’on sentait à Monrovia comme dans les villes de l’intérieur, on sentait que la tension montait. Alors, il a pris tout le monde au court, d’abord, en appelant son adversaire pour le féliciter et en reconnaissant donc de facto qu’il a perdu, en félicitant le peuple du Libéria et en appelant ses partisans à rester tranquille et regarder l’avenir.
Je crois que c’est un discours qui a ramené Weah même dans le cœur des libériens. Parce que le Liberia a connu des problèmes, la guerre a duré des années, alors, créer une situation qui ramènerait le Liberia vers ça, je crois que beaucoup n’aimerait pas voir cela’’, a estimé Dr. Faya Millimouno.
Plus loin, le compagnon du président rentrant du Libéria, explique le climat des violences qui a prévalu la veille des élections au Liberia, puisqu’il y a vécu les faits.
‘’Le climat était très tendu, vous avez vu ce qui s’est passé au premier tour, ils sont arrivés presque à égalité et j’ai été témoin des scènes à Monrovia, lorsqu’on affichait les portraits de Weah, vous voyiez un jeune monté pour déchirer, ça montrait qu’il y avait une tension. Il ne faut pas oublier que ce sont des jeunes qui ont porté Weah au pouvoir en 2017. Et ce sont ces jeunes qui ont été sautés dessus, parce qu’il y a eu un manque d’emploi, il y a eu la corruption qui a caractérisé son administration, la pauvreté a augmenté, surtout le problème de sécurité qui s’est posé à Monrovia comme à l’intérieur du pays. Alors donc, les jeunes n’en voulaient plus. Et c’est pour cette raison qu’on sentait la tension, s’il n’avait pas fait ce qu’il a fait, le Liberia aurait connu quelques risques’’, a-t-il martelé.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
