Après la mesure conservatoire, jugée extrême, prise par le Procureur Spécial près la CRIEF à l’encontre de 34 chefs de Division des Affaires Financières (DAF) de l’ensemble des départements ministériels et les deux de la Présidence et la Primature, plusieurs interrogations se posent au sein de l’opinion.
Contrairement à la version, la plus répandue, sur les 41 DAF en fonction, sous l’ancien régime, seuls, dix (10) ont été reconduits en mai 2022, c’est-à-dire, 6 mois après le coup d’Etat du 05 septembre 2021.
Et sur ce nombre, seulement six (6) sont issus du groupe des 518 et les quatre (4) autres sont le fruit du Projet Rajeunir et Féminiser l’Administration ainsi que la promotion Kassory de 1998.
Alors, que reproche-t-on aux nouveaux 24 qui ont recrutés par le CNRD lui-même ?
Pourquoi vouloir frapper tous avec le même bâton ?
La mesure est-elle proportionnelle aux faits reprochés à eux?
Et pis, la rumeur sur la collecte de près de 200 millions de nos francs, pour les obsèques de feu Youssouf Sampil, décédé au Maroc est fausse, affirme notre source. Elle indique clairement que c’est seulement 38 millions qui ont été mobilisés à cet effet.
Est-ce normal de punir ces anciens pour avoir été au service de l’ancien régime ? Et quel sort réservé demain, aux nouveaux d’aujourd’hui qui seront aussi frappés avec le même fouet par les maîtres de cet instant ?
La décision du Procureur Ali, au-delà de sa sévérité risque de produire un effet contraire. Car, les énergies risquent de se refroidir et chacun réfléchira désormais par mille fois, avant de s’engager à cor et à cri pour le CNRD, imprévisible et impulsif, qui agi sans raison et discernement.
Et pourtant, il est de notoriété publique qu’on ne gère pas un État à coup de tête ! La responsabilité implique nécessairement la maturité.
Koto Samba.