En procédant à la clôture d’une rencontre d’échange, de partage et d’appropriation des outils et des textes réglementaires relatifs au fonctionnement de l’administration régionales dans les locaux du MATD, ce samedi 21 octobre 2023, à l’attention des Directeurs et Chefs de cabinet des huit (8) régions administratives de la Guinée, le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, Mory Condé a mis en garde ces administrateurs territoriaux. Une mise en garde contre les cas de corruption dans leurs juridictions respectives.
Dans un ton ferme, le ministre Mory Condé a invité ses cadres à être vigilants dans l’utilisation des fonds alloués à leurs différentes localités. C’est pourquoi, il leur demande de respecter les procédures administratives relatives aux financements des projets, avant tout décaissement.
‘’Vous êtes à côté des gouverneurs, ce sont eux qui sont des ordonnateurs de l’État à l’intérieur du pays. Cela voudrait dire quoi? Tous les comptes de l’État qui sont dans les régions où l’argent public transite, ce sont les gouverneurs qui sont des ordinateurs. Mais c’est vous chefs de cabinet administrativement qui doivent travailler avant de soumettre les documents aux gouverneurs pour la signature. Un directeur régional a une activité, l’argent a été viré au niveau de la trésorerie régionale avant de l’amener au niveau du gouverneur pour la signature, vous devez vous assurer que toutes les conditions sont réunies pour pouvoir décaisser cet argent. Si c’est pour une activité, le directeur de cabinet doit s’assurer que techniquement est-ce que l’activité est planifiée, si c’est planifiée, est-ce que les termes de référence existent ? Quels sont ceux qui seront la cible de l’activité ? Toutes ces conditions là doivent être réunies et placées dans une chemise, c’est sur la base de ça, que le gouverneur va apposer sa signature sur le bon pour pouvoir décaisser l’argent de l’activité. Quelque soit vos relations avec les personnes qui viennent souvent pour demander des bons de décaissement, vous devez vous rassurer que tout se passe bien’’, a-t-il déclaré.
Poursuivant, le patron du MATD a notifié à ces administrateurs territoriaux que, quiconque se rendra coupable des faits de corruption, répondra devant la CRIEF.
‘’Comme le disait monsieur le Président de la République lors du conseil des ministres dernier, la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) n’est pas faite que pour ceux-là qui ont géré avant nous, c’est pour nous-mêmes. D’abord, nous devons avoir un comportement exemplaire dans la gestion de la chose publique. Depuis les indépendances, c’est la gouvernance du CNRD qui a quand-même montré que, lorsque nous sommes investis d’un pouvoir au nom de l’État, on doit rendre compte de ce que nous avons fait. Vous avez vu que, depuis que cette Cour a commencé à travailler, beaucoup de personnes sont passées devant cette cour. Certains ont été blanchis, d’autres ont été condamnés, il y en a qui ont encore des dossiers pendant. Donc, cela voudra dire que si dans l’exercice de vos fonctions, vous jouez avec la légèreté dans le cadre de vos responsabilités, vous serez les seuls à répondre devant les cours et tribunaux. S’il arrivait qu’un sectoriel a de l’argent à décaisser, si les conditions ne sont pas réunies, même si c’est moi qui vous appelait pour dire, il faut faciliter, si les conditions ne sont pas réunies, dites très gentiment, Monsieur le Ministre ou monsieur le secrétaire général, on voudrait bien vous servir, mais telle personne n’a pas toutes les conditions alitées pour nous permettre de soumettre le document à la signature de Monsieur le gouverneur. Vous devez vous rassurer parce qu’il est de votre responsabilité de le faire. Et aucune activité ne doit être organisée si lors du conseil régional du cabinet que vous devez tenir désormais les lundis, c’est-à-dire après le compte rendu de la semaine dernière, si l’activité n’a pas été discutée et les termes de référence partagés à tous les cadres au niveau régional quelque soit l’urgence, aucune urgence ne doit justifier la violation d’une procédure administrative. Aucune urgence ne doit amener quelqu’un à violer une procédure administrative. Si vous le faites, vous vous rendez coupables ou complices d’une situation de détournement de l’argent public’’, a averti le ministre Mory Condé.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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