La violence orchestrée contre des journalistes, en marge de la manifestation du Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) par les forces de l’ordre, continue de susciter des réactions dans le pays. Des voix s’élèvent pour condamner et fustiger l’attitude des autorités de la transition.
À N’Zérékoré, des acteurs de la société civile ont condamné la brutalisation des hommes de médias à Conakry.
‘’C’est avec amertume que nous avons appris en tant que défenseur des droits de l’homme, cette situation où des journalistes ont été dispersés dans l’exercice d’un droit constitutionnel, le droit à la manifestation et à la liberté d’expression. N’a-t-on pas appris que la liberté de la presse est l’indice de la démocratie ? Dans un état démocratique, dans un état de droit, la liberté de la presse est une liberté capitale. Si donc cette liberté est muselée, ça nous donne un souci majeur pour nous acteurs des droits de l’homme et nous la condamnons avec la dernière énergie’’, a condamné Emanuel Fassou Sagno, directeur exécutif de l’observatoire citoyen pour la justice et la paix à N’Zérékoré.
Au-delà de condamner cet acte barbare des forces de l’ordre contre les journalistes, l’activiste de la société civile demande l’abandon total des poursuites contre les hommes de médias.
‘’Nous demandons de mettre fin automatiquement à cette poursuite judiciaire engagée contre les journalistes qui ont été illégalement arrêtés. Je crois que si nous voulons respecter la parole du 5 septembre du président de la transition, qui disait que la justice sera la boussole qui orientera toutes les actions du Gouvernement et de chaque citoyen, cette justice doit être appliquée à la lettre, d’autant plus que nous sommes signataires des conventions internationales qui concernent la liberté d’expression. Je crois qu’il faut abandonner cette poursuite qui n’est que pour nous, quelque chose de simulacre de justice !’’, a déploré M. Sagno.
Depuis N’Zérékoré, Souleymane Naturel CONDE, pour Lerevelateur224.com.
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