Après plusieurs semaines de négociation, le gouvernement de transition, à travers le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, le ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation et les enseignants contractuels ont finalement trouvé un accord. Celui de renoncer à leurs arriérés de salaires au profit de leur engagement à la fonction publique.
Alseny Mabinty Camara, le coordinateur national des enseignants contractuels, soutient que cette décision a été unanime chez tous les enseignants contractuels. Il l’a dit sur les ondes de Djoma médias ce lundi 16 Octobre 2023, dans l’émission ‘’On Refait le Monde’’.
‘’La décision est confirmée et c’est suite à une consultation de la base que les enseignants contractuels ont unanimement décidé de renoncer à leurs primes et arriérés de salaires, pour notre intégration à la fonction publique dans un bref délai courant le mois d’octobre. Au cours des échanges, nous avons demandé à ce que notre engagement soit effectif pendant ce mois d’octobre, pour que nous puissions renoncer à nos arriérés de salaires et nos primes.
Les représentants du gouvernement ont pris acte, ils ont d’abord donné leur avis favorable sur place et nous ont demandés de matérialiser ça sur un document que nous allons les transmettre demain mardi, pour qu’il puisse statuer sur la question en conseil des ministres, pour nous répondre au plus tard le jeudi à venir’’, a-t-il souligné.
De même, le coordinateur national des enseignants contractuels annonce que leur engagement devra être immédiat, c’est-à-dire, sans passer par voie de concours.
‘’Nous nous avons dit ici que, après avoir passé 5 à 6 ans sur le terrain, en train de servir l’école de la République, il ne sert à rien d’organiser une évaluation pour nous (…) Mais, nous avons demandé que tous les enseignants contractuels détenteurs de vrais diplômes doivent être directement engagés dans la fonction publique’’, a insisté Alseny Mabinty Camara.
Il y a quelques mois en arrière, le gouvernement avait procédé à l’authentification des diplômes des enseignants contractuels, à l’issue de laquelle, plus de 1000 diplômes ont été déclarés faux. Sur ce point, Alseny Mabinty Camara reconnaît, qu’on ne peut pas défendre quelqu’un qui n’a pas de vrai diplôme.
‘’On ne peut pas défendre quelqu’un qui n’a pas un vrai diplôme, Parce que quelque soit le problème, notre ambition, c’est de qualifier le système éducatif’’, a-t-il avoué.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.