Après l’expiration de l’ultimatum accordé aux auteurs de restriction des sites d’informations guineematin.com et inquisiteur.net, le syndicat professionnel de la presse de Guinée (SPPG) veut passer à la vitesse supérieure. Ainsi, le SPPG a projeté une marche pacifique qui aura lieu le 16 octobre prochain à Kaloum, pour protester contre cette restriction liberticide qui porte atteinte à la liberté de la presse en Guinée.
A cet effet, une délégation conduite par le secrétaire général du SPPG, Sékou Jamal Pendessa a déposé ce mardi, une lettre d’information à la Mairie de Kaloum.
‘’L’ultimatum qu’on avait donné à ceux qui bloquent les sites d’informations guineematin.com et inquisiteur a pris fin hier soir. Le bureau s’est retrouvé, nous avons fait l’état des lieux, il se trouve que ces sites sont toujours bloqués. Alors, il fallait passer à l’acte. C’est pourquoi, nous sommes venus à la Mairie de Kaloum pour déposer une lettre d’information en vue d’une marche pacifique prévue pour le lundi, 16 octobre 2023. L’itinéraire sera du rond-point du port autonome de Conakry destination finale la place le Makiti, en face de la fédération guinéenne de football là où s’est déroulé le défilé du 02 octobre. C’est symbolique, on a célébré le 02 octobre là-bas pour réaffirmer l’indépendance et la liberté de la Guinée. Le 16 octobre nous viendrons sur cette même place où on a suivi la parade militaire pour assister à une parade médiatique. Cette fois-ci, réaffirmer l’indépendance et la liberté de la presse. On vous avait fait une promesse’’, a indiqué le secrétaire général du SPPG qui a aussi profité l’occasion pour inviter les hommes de médias à répondre massivement à cet appel du syndicat.
‘’On avait donné une semaine de moratoire, on avait dit à tous ceux qui pouvaient œuvrer pour libérer ces sites avaient tout le temps de le faire. S’ils ne l’ont pas fait jusqu’à ce qu’on se retrouve devant cette situation, à partir du moment où nous avons déposé la lettre, cela veut dire que l’assaut de la dignité comme on l’a appelé est désormais inévitable. Que chacun de nous se prépare pour le 16 octobre pour venir marcher dans les rues de Kaloum. Il n’en n’est pas question que cette marche soit interdite. La liberté de marcher est consacrée dans toutes les constructions que nous avons connu depuis 1990 et même la charte de la transition. Ce n’est pas une autorisation qu’on demande, on demande d’assurer un encadrement professionnel de cette marche’’, a lancé Sékou Jamal Pendessa
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.