Les enseignements contractuels communaux de Mamou semblent n’avoir pas respecté leur décision de boycotter les cours de l’année scolaire 2023-2024. Dès l’ouverture des classes ce mardi 03 octobre, plusieurs d’entre eux ont commencé à enseigner dans les différents établissements scolaires, sans avoir même reçu un sous comme convenu entre eux et le gouvernement.
Ces hommes de craie disent être soucieux de l’avenir des élèves. C’est pourquoi, ils ont décidé d’enseigner en continuant d’espérer que quelque soit le temps que ça prendra, les différents points inscrits dans leur plateforme revendicative, seront prises en compte par les autorités du pays. C’est le cas de Alhassane Aissatou Diallo, instituteur à l’école primaire de Boulbinet.
‘’Présentement, on n’a rien reçu du gouvernement. Mais moi ce qui m’a poussé de venir enseigner, c’est d’abord l’amour des enfants et parce que j’aime le travail. C’est tout ça qui m’a motivé de venir reprendre les cours sans même que l’État ne me donne ce qu’il me doit. Je demande à l’État de faire tout ce qui est possible pour nous soulager et de nous prendre en charge pour qu’on puisse être fonctionnaires de l’État’’, a-t-il mentionné.
Même son de cloche chez Mariame Ly, une instructrice contractuelle à l’école primaire de Loppet, dans la commune urbaine de Mamou.
‘’Je suis venue enseigner pour ne pas que je perde tout ce que j’ai appris lors de ma formation. L’État qui nous doit aujourd’hui, on pris le bon Dieu pour qu’il règle notre situation. Ils ont dit qu’ils ne peuvent pas payer au même moment tout notre salaire, mais ils n’ont qu’à voir même si c’est 4 mois ou 5 mois pour nous donner ça. Ce que j’ai à dire à mes collègues contractuels qui n’ont pas repris les cours, ils n’ont qu’à venir à l’école enseigner’’, a-t-elle déclaré.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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