Gbèriakhory, est l’une des municipalités de la sous-préfecture de Molota, située dans la préfecture de Kindia. Elle est confrontée à un manque d’infrastructures sociales de base. C’est le cas notamment du manque d’eau potable. Même une seule pompe de la SEG n’est visible dans ce village, alors que des milliers de personnes sont dans le besoin.
Certains citoyens de la localité sont obligés d’utiliser les eaux de puits traditionnels et de pluie en cette saison hivernale. A ce jour, l’accès à cette importante denrée devient un véritable casse-tête pour les citoyens de ce village. A en croire Maciré Conté, les habitants de cette localité n’ont pas eu accès à l’eau potable depuis des années. Cette situation impacte considérablement les femmes selon elle.
‘’Nous faisons la navette chez les voisins ou parcourons de longue distance pour avoir de l’eau potable et ça aussi, c’est dans les puits qu’on puise. La seule pompe qui était là est gâtée il y a de cela longtemps. Depuis lors, c’est devenu difficile pour nous de trouver de l’eau potable et nous n’avons pas le choix, car l’eau est indispensable pour la survie’’, s’est-elle lamentée au micro de notre correspondant régional.
L’arrivée de la saison pluvieuse a diminué le calvaire des femmes de Gbèriakhory, même si par ailleurs, elle est source de plusieurs maladies hydriques. Ces femmes préfèrent utiliser l’eau de pluie pour les ménages et à la consommation, précise de son côté, Mabinty Camara, une autre habitante.
‘’Pendant la saison sèche, nous souffrons beaucoup. Mais Dieu merci, nous sommes à la saison pluvieuse et nous pouvons enfin respirer, car en cas de forte pluie, nous sortons pour remplir nos bidons, bols et vases. Et ensuite filtrer à l’aide des voiles et stocker c’est avec ça qu’on fait le ménage et on utilise pour la consommation’’, a-t-elle fait savoir.
Selon le président du district de Gbèriakhory, plusieurs démarches ont été menées auprès des autorités de la commune Rurale de Molota, mais en vain.
‘’Nous avons fait des lettres et adressé à la commune Rurale de Molota, mais en vain. Ensuite, j’ai moi-même effectué des déplacements pour rencontrer et supplier les autorités de nous aider à avoir des pompes à eau. Mais à chaque fois, ils nous disent d’attendre. Tout notre souhait c’est d’avoir de l’eau potable, parce que nos femmes souffrent de martyrs’’, a-t-il déploré.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
