Ne dit-on pas que le pouvoir révèle la vraie nature de chacun ? Bouddou (silence)! Boundou se fait hara-kiri!
Sans talent, ni personnalité, le journaleux accidentel, maître chanteur, volubile, devenu piètre gestionnaire, honni de tous pour avoir triché au diplôme, refait surface dans un contexte qui ne lui est pas favorable, dans une circonstance accablante pour lui à cause de son passé. Il s’est toujours évertué à professer la vertu, à défendre la morale publique. Il fait encore parler de lui, le m’as-tu-vu dans un registre particulier, dans une circonstance aggravante, aux antipodes de ses prétentions habituelles de donneur de leçons. Lui, qui aimait donner des leçons, s’érigeait en censeur public, se comporte en militant zélé et courtisan méprisable d’une junte au pouvoir.
Boundou Sylla, hier, empereur de la critique et champion, toutes categories, de la délation, de la diffamation gratuites et délibérées, devient le troubadour sans art, ni retenue de tout ce qu’il répugnait.
Boundou qui s’empressait d’utiliser sa plume prêtée ne manquait pas, sous Alpha Condé, de dénoncer les tueries sur l’axe en désignant des coupables, aujourd’hui, est devenu sourd, muet et non voyant.
Une simple fourberie d’un homme frustré , ivre de colère d’avoir été mis de côté. Sa pauvreté fut son vice, sa culture de pique-assiette causera sa perte, inexorablement.
Qu’il accepte de se repentir et demander pardon à ses nombreuses victimes qu’il a jetées en pâture.
Dieu merci, qu’aucun crime ne restera, impuni.
Marouane, éditorialiste.
