lerevelateur224
  • Accueil
  • Politique
  • Société
  • Publireportage
  • Sport
  • Économie
  • Echos régions
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Politique
  • Société
  • Publireportage
  • Sport
  • Économie
  • Echos régions
No Result
View All Result
lerevelateur224
No Result
View All Result

Agression rebelle de 2000 : ‘’Il est difficile d’évoquer en ces temps-là, ce que les gens ont vécu’’ (Moussa Solano)

3 septembre 2023

1er septembre 2000-1er septembre 2023, cela fait 23 ans jour pour jour, que la République de Guinée a été victime d’agression rebelle au niveau ses frontières avec le Libéria et la Sierra Leone.

Vingt trois (23) ans après cet événement douloureux qui a fait de plus de 3 000 morts, Moussa Solono, ministre de la sécurité, l’administration du territoire et de la décentralisation à l’époque des faits, se souvient de cette date.

‘’Personnellement, je n’étais pas à Conakry lorsque Pamalap et Massadou (Macenta) ont été attaqués. J’étais un peu loin d’ici, et je venais sur Guéckédou, c’est là-bas où j’ai reçu un appel du chef de l’État, me demandant de répliquer directement sur Conakry. Il me demanda si j’étais au courant de ce qui se passe ? Je dis évidemment, je suis en route pour Conakry et je suis rentré le même jour à Conakry pour prendre les dispositions qui s’imposaient. Parce qu’on ne savait pas avec l’attaque de Pamalap, quelle était la vitesse d’action des rebelles qui se multiplient comme des abeilles. On ne sait jamais comment les démasquer et qui peuvent se retrouver partout parce qu’ils ne font pas de la guerre conventionnelle. Ils faisaient des choses qui sont très difficiles à comprendre. Ils sont par exemple au marché de Pamalap, ils ont attaqué les gens, ils ont tiré aux 4 coins du marché, le marché s’est démêlé. Finalement, c’était la panique généralisée et beaucoup de personnes ont perdu la vie. Pamalap a été attaqué à plusieurs fois et c’était la même chose à Massadou. Massadou aussi en 1er septembre, qu’ils ont vu l’horreur. Vous savez Massoudou est un petit village qui est à quelques 5 ou 6 kilomètres de la frontière avec le Liberia. C’est une rivière qui les sépare qui est la frontière elle-même. Donc, on peut traverser la rivière à pied. Ils sont venus dans Massadou, ils ont fait l’horreur. Il est difficile d’évoquer en ces temps-là ce que les gens ont vécu, ce que ces villages et environnants ont vécu le jour du marché. Des gens qui venaient de Guéckédou, qui venaient de Macenta et d’ailleurs et qui se retrouvaient à Massadou, malheureusement pris entre les 4 feux. C’était compliqué, mais, c’est ce qu’on avait vécu. J’ai encore en mémoire cette image très pathétique d’une fille qui est venue de Conakry ici et qui est allée voir sa grand-mère à Gueckédou. Elle était sur point de revenir, c’était bientôt l’ouverture des classes, il fallait revenir et la grand-mère l’avait envoyée au marché de Massadou pour l’acheter quelques articles. Parce qu’elle est partie pour voir le paysage, connaître les parents. Fort malheureusement, elle est partie au marché avec sa grand-mère et le rebelle vient, il braque l’arme sur la fille, sa grand-mère lui dit, non, mieux vaut m’enlever que d’enlever la fille. Le rebelle rétorque en disant toi, toi, tu étais gentil avec nous, tu nous as vendu des choses à bon prix et la discussion n’a pas duré, ils ont ouvert le feu sur la fille. Mais comment la grand-mère va rendre compte à sa mère qui est là, qui pense que sa fille est en vacances, bientôt elle va revenir. C’était un dilemme causé ainsi à sa grand-mère qui devrait en souffrir pendant longtemps. Voici donc le massacre de Pamalap et de Massadou, c’est plein d’émotions, plein de problèmes difficiles à expliquer, mais ce sont les réalités que nous avions enduré’’, a-t-il relaté sur les ondes de Sabari FM, dans l’émission ‘’Comprendre l’actualité’’.

Poursuivant, cet ancien dignitaire du régime Conté revient sur les dispositions prises par le gouvernement à l’époque pour faire face cette agression sauvage et barbare.

‘’On a attendu assez longtemps pour réagir. L’alerte a été sonnée aussitôt au niveau des garnisons, les renforts ont été demandés, on a mis un comité de crise. Le président m’a chargé de prendre la tête de ce comité de crise au niveau du gouvernement, ce qui a été fait. Nous avons pris nos responsabilités par rapport à la crise, nous avons analysé. Nous nous sommes dits, où est-ce que ces gens-là peuvent aller ? Qu’est-ce qu’ils peuvent faire ? Quelles sont les capacités dont qu’ils ont pour pouvoir nuire à notre armée ? Sont-ils à même de nous mettre à genoux et quels sont leurs objectifs? Alors ces questions là, on a essayé de les répondre. La réalité était que, nous étions dans une phase de déstabilisation de la sous-région avec la Sierra Leone, avec le Liberia, avec la Côte d’Ivoire, avec le Sénégal. Tous ces pays-là étaient en feu, le Sénégal avec la Casamance, la Côte d’Ivoire avec la rébellion du nord, le Liberia et la Sierra Leone avec les rebellions. Donc, c’est une déstabilisation qui visait tous les pays du golfe de Guinée. Donc, nous n’étions pas surpris, nous avons vite compris que c’était comme ça et qu’il fallait se défendre. Se défendre ça veut dire qu’il faut renforcer tout de suite l’armée. Il faut mettre en place tout ce qui manquait à l’armée, il faut réunir ces éléments là pour essayer d’endiguer ces gens de notre territoire pour retrouver la paix. Mais, la paix ne sera pas retrouvée aussi facilement, il fallait informer la communauté internationale, il fallait faire une campagne de sensibilisation de la communauté internationale, des africains également pour que l’on sache qu’est-ce qu’il y avait. Moi, en tant que président du comité de crise, j’ai réuni l’ensemble des ambassadeurs avec le ministre des affaires étrangères, nous avons réuni les ambassadeurs en poste en Guinée et nous leur avons expliqué ce dont nous avons été victimes. Nous avons dit que c’était une agression et nous ne pouvons pas tolérer cette agression. Voici les premières mesures qui ont été prises par le gouvernement’’, s’est-il souvenu.

CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.

(+224) 611 460 410

Post Views: 510
ShareTweetPin
Previous Post

KINDIA : Des jeunes procèdent à l’assainissement du cimetière de Sarakoleah

Next Post

Conakry: Des éléments des forces spéciales à la trousse de Michel Lamah sèment un grand désordre au quartier Minière (riverains)

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

LES PLUS POPULAIRES

  • Communiqué: deux acteurs du FNDC reçus au cabinet Bourdon et associés
  • Mort numérique : quel est le sort des données des défunts ?
  • Baadiko: ‘’C’est le CNRD qui nous a amenés à cette situation de blocage’’
  • Ghazaly : Il est essentiel de faire entendre la voix des communautés locales dans l’élaboration des politiques publiques (Communiqué)
  • Libération du capitaine Moussa Dadis Camara: Après le temps de la justice, l’heure des impératifs et de tous les possibles ! (Par Tibou Kamara)

Facebook Twitter

Articles les plus consultés

  • L’histoire pathétique de Victor Koulémou : ‘’Ce que mon frère m’a fait, c’est impardonnable’’ (1 002 696)
  • Un nain qui crache du venin ! (Par Tibou Kamara)  (903 521)
  • Une conviction guidée par le ventre… (Par Marouane) (52 861)
  • Maître Moussa 2 Keïta, avocat du Général Sadiba Koulibaly: ‘’À la date d’aujourd’hui, nous n’avons pas les nouvelles de notre client’’ (27 028)
  • Lettre ouverte à mon cher beau-fils, Ousmane Gaoual Diallo (18 695)

Lerevelateur224.com l’info sans passion
Journal d’information en ligne

Directeur de publication: Habib Marouane Camara

Tel: +224 628 44 55 63
+224 625 25 00 95

Adresse:

Centre commercial Chic Africa

Lambanyi centre

© Lerevelateur224.com, tous droits réservés

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Politique
  • Société
  • Publireportage
  • Sport
  • Économie
  • Echos régions

© Lerevelateur224.com, tous droits réservés