Les négociations tripartites entre gouvernement, mouvement syndical et patronat se sont poursuivies le vendredi 25 août dernier. La partie gouvernementale et le syndicat s’étaient entendus d’organiser un concours en faveur des enseignants contractuels.
Dans la préfecture de Siguiri, les enseignants contractuels ne comptent pas se plier à cette décision. Jean Passy Marra, vice-coordinateur des enseignants contractuels de Siguiri, affirme que lui et ses pairs s’opposent catégoriquement à toute forme de concours.
‘’Nous nous opposons catégoriquement à toute forme de concours. En 2018, avant d’aller en classe, on a été évalués dans les différentes écoles pour connaître nos niveaux, avant d’avoir accès à notre attestation de prises de fonction. Donc, si on nous parle encore d’un concours après avoir fait 5 ans dans les classes, c’est une manière de nous berner encore, on ne va plus accepter les démagogies dans le secteur de l’éducation. A Siguiri, nous sommes plus de 1.400 enseignants contractuels, et nous avons déjà informé tout le monde. Si rien n’est fait d’ici l’ouverture des classes, personne n’ira en classe et nous sommes déterminés à défendre nos droits dans toutes les formes’’, a-t-il averti.
De son côté, Saran Dabo, enseignante contractuelle à Tinkolen déclare que si les contractuels n’avaient pas de niveau, les élèves allaient revendiquer à travers des plaintes.
‘’On n’a pas peur de faire le concours, mais à Siguiri ici, nous ne sommes pas prêts pour le concours, parce que, quand on fait le concours, tu trouveras les noms des menuisiers, des marchands, des maçons sur la liste. Pourtant, nous, nous avons maintenant de l’expérience, on a fait beaucoup d’années en classe. Si on n’avait pas le niveau, les enfants même allaient revendiquer’’, a-t-elle soutenu.
Boudjala Sylla, professeur de français au lycée collège Boukaria, aussi enseignant contractuel, s’exprime dans le même sens. ‘’Ce que nous voulons, c’est notre intégration immédiate à la fonction publique, sans condition et le paiement intégral de nos arriérés de salaires’’.
Depuis Siguiri, Ibrahima Faraba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.