C’est un sujet tabou en moyenne Guinée. Les violences conjugales sont moyens commentées en raison de l’encrage religieuse de cette partie du pays. Là-bas, les femmes sont appelées à la soumission, malgré les lois qui les protègent.
Selon le chef de la brigade de l’OPROGEM (Office de Protection du Genre et des Mœurs) du commissariat central de police de Mamou, Alpha Bangoura, plusieurs femmes rencontrent d’énormes difficultés dans leurs foyers. Cela est dû aux maltraitances physiques et psychologiques qu’elles subissent en longueur de journée.
‘’Nous avons bon nombre de dossiers à gérer concernant les violences conjugales ici à Mamou. Cela s’explique par une certaine augmentation de ces violences qui sont de divers types tels que: violence conjugale, violence psychologique (comme refuser de manger ce que la femme a préparé), agression sexuelle, grossesse non désirée, abandon de famille, enlèvement, coups et blessures volontaires, qui peuvent parfois entraîner même la mort de la victime’’, a-t-il révélé, avant d’enchaîner par les conséquences nuisibles que ces violences répercutent chez les victimes et leurs enfants.
‘’Les femmes victimes de ces différents types d’agressions, souvent, les enfants que ces femmes gagnent dans leurs foyers, vous allez remarquer que la plupart, au fur et à mesure qu’ils grandissent, ils deviennent un danger pour leur voisin, leur entourage, leur communauté, en un mot pour la société. Alors, pour ce qui est de notre travail, une fois que nous constatons ou nous sommes saisis d’un tel cas, la première démarche, nous adressons une convocation au mari, c’est-à-dire à l’époux de la femme en question, pour discuter de la situation.
Ensuite, nous appelons les parents du couple et les deux conjoints pour un arrangement à l’amiable. Nous procédons à une sensibilisation sur les devoirs de chacun et les faisons signer un engagement pour qu’en cas de récidive, nous les renvoyions à un service plus compétent (la gendarmerie ou la police) pour une procédure normale. Maintenant, si c’est exagéré, il est recommandé qu’ils divorcent pour éviter le pire des cas’’, a confié Alpha Bangoura, responsable de l’OPROGEM de Mamou.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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