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Témoignage pathétique de Mariame Satina Diallo SY sur le massacre du 28 septembre : ‘’On a marché sur des cadavres au stade du 28 septembre’’

26 juillet 2023

C’est un témoignage pathétique que vient de faire la Présidente du Comité de normalisation de la Fédération Guinéenne de Football. Madame. L’ancienne ministre Sy Mariame Satina Diallo, est, pour la première fois depuis le début du procès, revenue sur les événements du 28 septembre 2009, qui ont fait plus 157 morts, et plusieurs femmes violées et violentées, selon les Nations Unies.

Présente ce jour au stade du 28 septembre de Conakry, cette ancienne membre des forces vives, à l’époque membre du Conseil National des Organisations de la Société civile Guinéenne (CNOSCG), revient sur sa mésaventure.

‘’C’est toujours très difficile d’en parler, parce que d’abord je faisais partie des forces vives. À l’époque, j’étais membre du bureau du CONOSG. Il y a eu un comité d’organisation qui était géré par les politiques, Bah Oury et Bakary Fofana qui était à l’époque le président du CONOSG. Donc, ils ont fait le programme des interventions. Je pense que la RTG a encore l’image, parce que je suis passée avec Fodé Tass Sylla 2009-2010. Moi, je défendais 2009, lui il défendais 2010 dans une émission à la RTG. Ce jour d’ailleurs, Dadis m’avait appelé, il a cherché mon numéro pour me dire, mais Madame qui êtes-vous, parce que j’ai eu le courage de dire à la RTG à l’époque, qu’il fallait qu’on fasse des élections en 2010 pour qu’il parte. Il m’a fait appeler par Papa Koli Kourouma, il me dit, mais vous êtes courageuse Madame. Je lui a dit, j’ai dit ce que beaucoup pensent Monsieur le président. Il me dit, vous avez parfaitement raison. Après je suis allée à Dakar, je suis revenue à la veille du 28 septembre. J’avoue que mon mari qui a fait l’armée, m’avait dit, n’y va surtout pas, il ne voulait même pas que je revienne en Guinée. Je lui ai dit, j’ai des choses à faire en Guinée, parce qu’on c’était engagés, la société civile qu’il fallait qu’on aille au stade. J’arrive la veille, c’est Bakary qui m’appelle pour me dire qu’ils ont décidé avec les syndicats de ne pas aller au stade, de laisser les politiques, parce que c’est un problème politique. Je dis, on fait des réunions, on s’est entendus sur ça et à la dernière minute, maintenant on décide qu’on ne va pas, j’ai dit non, moi je ne peux pas faire ça. Ce que je dis là, j’ai des témoins, parce que lorsqu’il m’a appelé, il y a Madame Penda qui était ministre et Nanfadima Magassouba. Elles m’ont trouvé en train de parler avec Bakary au téléphone. Je lui disais pourquoi vous changez d’avis à la dernière minute ? Il dit non, parce que c’est de la manipulation, il faut qu’on évite des politiques. Je dis oui on s’est entendu. Moi, j’ai dit que j’irai, n’y va pas, c’est dangereux, je dis non j’irai. Deux (2) heures après, c’est le jeune Alhassane Camara de “Ma cause” qui m’appelle pour me dire que Madame on veut y aller demain, nous les jeunes de la société civile, mais on n’a pas d’eau. Je dis, allez-y, je vais vous donner de l’argent et c’est cet argent qui m’a sauvé. J’ai dit, je vais vous donner de l’argent pour acheter à boire. J’avais un petit sac sur mon cou, j’ai mis le franc CFA que j’avais, parce que je suis rentrée à la veille, je n’avais que le franc CFA sur moi’’, a-t-elle expliqué.

Et d’ajouter: ‘’Le matin, je me suis réveillée très tôt, à 6heures du matin, il n’y a plus de voitures. On est parti au stade, au moment où je quittais chez Penda qui habitait Dixinn. Au moment où je rentrais au stade, j’étais avec Madame Ramatoulaye Sow et Madame Touré qui était à l’époque la présidente des femmes de l’UFDG. On est montées ensemble et lorsqu’on rentrait au stade vers 10h, il y a une belle ambiance. Donc, nous sommes venues, toutes heureuses, on chantait, on dansait et puis on est montées les gradins, on est allées très haut. Et subitement, j’ai entendu des coups de feu, je retourne la tête, je regarde, je voyais les jeunes qui tombaient sur la pelouse comme ça. J’ai frotté mes yeux, j’étais avec l’un des mes neveux. J’ai frotté mes yeux, des dames là m’ont dit, mais ils sont en train de tirer. J’ai vu tout le monde qui partait maintenant, ça courait de tous les côtés. J’étais tellement surprise, que j’ai mis ma tête sous mes genoux, pour ne plus voir ça et lorsque j’ai relevé ma tête, tout le monde était parti. Il ne restait plus que mon neveu là et moi aux gradins, parce que moi je suis restée là, je disais ce n’est pas possible. La seule chose dont je me souviens, c’est que j’ai eu le temps d’appeler à l’époque, le représentant de la CEDEAO qui était Monsieur Aïna. Je lui ai dit Monsieur Aïna, écoutez, ils sont en train de nous tuer au stade, j’ai mis le téléphone et il a entendu, il était au Nigeria. Donc, j’ai pu informer la CEDEAO des événements du stade. Il me dit quoi? Je dis, vous entendez, j’ai filmé un peu et lui ai envoyé. Et je me suis couchée, mon petit neveu qui était avec moi, me dit tante allons-y. On s’est mis à courir maintenant pour descendre les gradins, il y avait des policiers qui étaient arrêtés et c’est là, on nous donnait les coups de matraques. Je ne savais pas comment j’ai pu descendre des gradins. On a voulu escalader le mur, les enfants avaient essayé de m’aider à escalader le mur. Après, ils disent qu’ils ne peuvent pas parce que je suis plus lourde. Maintenant, il fallait qu’on court dans le stade pour chercher à sortir du stade, c’est là où j’ai vu tout ce que les dames et les messieurs sont en train de relater. Les sabres qui passaient parce tu voyais les éclairs, on a couru, on a marché sur des cadavres au stade du 28 septembre. En courant, il avait un champ de patates à l’intérieur du stade, je me souviens de ce champ de patates. C’est là-bas où j’ai rencontré Soriba Sorel Camara, l’ancien gouverneur de la ville de Conakry. Lui, jusqu’à son décès, à chaque fois qu’on se voyait, on se jetait les bras l’un de l’autre et on pleurait, parce que on s’est rencontrés là, on était pieds nus, on courrait, on cherchait une sortie. Et j’ai rencontré Aliou Condé de l’UFDG, je lui dis Aliou, tu as vu ça, il me dit Mariame, je ne vais jamais oublier ça, il me dit c’est le prix de la liberté. On avait continué à courir. Un moment la foule a fait tomber des tôles qui étaient dans le stade, parce qu’il y avait un chantier dans le stade’’, a-t-elle raconté, avant d’apporter d’autres précisions de taille.

‘’Lorsque la masse a fait tomber ces tôles, moi je suis tombée par deux fois. Ce sont des jeunes qui sont venus, qui m’ont tiré, ils m’ont di Madame faites attention pour ne pas tomber. Je suis tombée, on m’a relevé, j’ai couru, je suis retombée une deuxième fois et c’est là où, lorsque j’ai été relevée, les jeunes ont couru. J’ai vu trois jeunes armés qui avaient leurs pistolets et qui étaient habillés en tenue militaire. Il y avait deux (2) qui étaient en tenue kaki, il y avait un (1) qui était en tenue policier. Donc, une fraction de seconde, j’ai vu celui était plus propre, parce qu’ils étaient face de moi, ils ont pointé le fusil sur moi. Je disais tantôt que j’avais un sac où j’avais de l’argent sur mon cou. Pendant tout le temps que je courrais ce sac est resté là. J’ai encore ce sac en souvenir avec le sable du stade. Je dis, mon fils tues-moi ou sauves-moi. C’est ça je lui ai dit. Je lui ai dit prend l’argent qui est là. Peut-être il m’écoute, peut-être il s’en souvient, je ne sais pas. J’aimerais bien rencontré ce petit parce qu’il m’a sauvé la vie, qu’il me contacte. Je connais ton visage, ce visage je ne l’ai jamais oublié. Il a pris l’argent, au moment où il prenait l’argent, les autres sont venus, ils disent que c’est qui ça? Ils me tapaient, il a dit c’est une journaliste. C’est ça qui m’a sauvé. Comme ils ont vu qu’il a pris l’argent, ceux-là aussi se sont jetés sur ça, ils se sont servis. Ils étaient tous habillés en tenue militaire. Donc, le jeune m’a entouré, mais les autres m’ont tapé. Je vous assure que mon corps était tout noir. Ils ont pu me sortir de là, entre-temps, les tôles sont tombées, le jeune m’a poussé et m’a rentré dans la famille en face du stade. C’est là où la famille là m’a accueilli et m’a versé au moins 10 seaux d’eau pour enlever la boue qui était en moi. Ils m’ont couché dans la chambre de la dame, c’est là où Hadja Fatoumata Marela de l’UFDG m’a trouvé qui avait subi le même sort que moi. On a appelé la Croix-Rouge, ils sont venus nous chercher. On nous a envoyées à l’hôpital Ignace Deen où le docteur Fodé Marega nous a donnés les premiers soins. Donc, c’est de là que mon mari a appris que j’étais au stade. Il a appelé, il n’en redevenait pas. C’est lui qui m’a envoyé le billet pour dire qu’il faut l’amener dans le premier vol pour qu’elle rejoigne ici à Dakar. Quand je suis partie à Dakar, je pouvais à peine parler et marcher. Mais avant d’aller à Dakar, je suis allée voir le médecin, Monsieur Camara qui est à la clinique Chinoise, qui m’a donné les premiers soins, parce que mes pieds étaient blessés. J’ai quitté Ignace Deen. Pourquoi ? Parce qu’on nous a dit que les militaires venaient pour prendre des personnes surtout les femmes. Donc, je suis sortie de là-bas, je suis rentrée chez ma sœur, je n’ai même pas osé revenir chez moi. De là-bas, elle m’a amené chez le professeur, le professeur m’a dit Madame, il faut quitter la Guinée toute de suite. Il m’a fait la radiographie que j’ai toujours et il m’a donné les premiers soins et lorsque je me suis embarquée, je suis partie. J’ai fait le témoignage, j’étais le contact de la CEDEAO à Dakar. C’est pour cela que j’ai participé à toutes les négociations d’Abuja et de Ouagadougou. Le premier témoignage qu’on a fait, la rencontre qu’on a faite avec le groupe de contact international, j’étais là. Ce jour encore, j’ai témoigné avec Alpha Barry qui encore correspondant de RFI. J’ai demandé qu’on condamne le régime de Dadis Camara au nom de la Guinée, au nom des femmes de Guinée’’, a-t-elle rappelé chez nos confrères de Djoma médias, dans ‘’On refait le monde’’.

CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.

+224 611 460 410

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