Le dernier sommet des chefs d’État de la CEDEAO a recommandé à la Guinée d’organiser un dialogue inclusif, qui permet à tous les acteurs d’y participer. S’exprimant sur cette énième demande de l’institution sous-régionale, le porte-parole du gouvernement guinéen a déclaré chez nos confrères d’Espace ce vendredi, 21 juillet 2023, que cette recommandation est bien prise en compte en Guinée.
Ousmane Gaoual Diallo a fait savoir que le dialogue en cours est inclusif, aucun parti politique, aucune organisation de la société civile, selon lui, n’est exclu par le gouvernement.
‘’Le dialogue guinéen est inclusif, personne n’est exclue du dialogue guinéen. Il faut faire la différence entre l’ouverture, la main tendue du gouvernement et le refus manifeste de certains acteurs de prendre part. C’est des acteurs individuels, aucun parti politique, aucune organisation de la société civile, n’est exclu du dialogue par le fait de l’État. Non! Maintenant, si vous refusez de prendre part au dialogue, ce n’est pas la même chose. Nous, nous comprenons non seulement ce discours mais il est mis en œuvre en Guinée’’, a-t-il déclaré
Le porte-parole du gouvernement a fait savoir que l’ANAD, RPG arc-en-ciel, le FNDC politique et d’autres ont refusé de participer au dialogue, pour des raisons individuelles et personnelles de certains acteurs politiques.
‘’Le fait de dire qu’il y a une procédure judiciaire qui empêche tel ou tel de rentrer, c’est pas une interdiction en soit, c’est pas une fermeture du dialogue. C’est eux qui conditionnent l’arrêt ou des questions personnelles à leur participation et ça, c’est quelque chose qui est différent. Quand on est dans cette posture là, on s’assume, l’UFDG, le RPG et l’ANAD sont en Guinée, ils mènent leurs activités politiques régulièrement et personne ne vient s’opposer à ça. Personne ne les interdits de venir en tant qu’institution. Mais après si des personnalités pour des raisons individuelles, personnelles décident qu’elles ne viennent pas, c’est plutôt ça qu’il faut questionner. C’est pas le fait de l’État. Ces leaders parlent avec le président Doumbouya régulièrement. Donc, il n’y a pas une forme d’animosité comme on laisse entendre. Ils échangent, ça veut dire que le président a dit à tout le monde chacun est libre de rentrer, personne ne sera persécutée politiquement ou pour quelque chose. Ça, c’est quelque chose qui a été dit et redit je ne sais pas qu’est-ce qu’ils veulent entendre. Maintenant, si c’est pour Non, moi je voulais avoir la garantie pour l’impunité pour me présenter, là c’est un autre problème. Ça pourrait dire que les procès qui sont en cours n’ont aucun sens’’, a martelé Ousmane Gaoual Diallo.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.