Après plusieurs tentatives, une Dame dont on ignore encore le nom, aurait envoyé des machines ce mardi, 11 Juillet 2023, pour construire la route d’accès à son domicile, auprès du cimetière de Nongo. Des citoyens de la localité qui accusent la Dame en question, de vouloir démolir la clôture du cimetière pour son besoin personnel, sont massivement sortis pour empêcher ces travaux.

Des jeunes en colère se sont attaqués aux machines. Il aura fallut l’intervention des forces l’ordre, pour limiter les dégâts. Yamoussa Soumah, citoyen de Nongo, sur la transversale qui mène vers Cosa, explique les raisons de cette manifestation des jeunes.
‘’Moi j’étais à la maison, mon chef de quartier m’a appelé de venir au cimetière qu’il y a un problème. Mais ça fait 3 ans que cette Dame cherche à faire la route ici. Ça ne fait pas 4 jours des agents de l’habitat sont venus ici, on leur a dit qu’il n’y a pas de route ici. Ils ont dit qu’ils vont nous envoyer le papier d’arrêt des travaux. Mais depuis, jusqu’à présent, ils ne sont pas venus. Aujourd’hui, la Dame a envoyé des machines et des jeunes se sont révoltés. Il y a une rentrée pour lui, mais elle dit que là-bas est petit. Elle veut qu’il y ait la route au niveau du cimetière et on lui a dit qu’il n’y a pas route ici. Comme elle ne veut pas entendre, c’est pourquoi des jeunes sont sortis pour empêcher les machines. Cette Dame nous a beaucoup fatigués ici. Si l’État ne nous aide pas, ce n’est pas bon, parce que nous préférons mourir que de faire la route ici’’, explique-t-il.

Cet autre jeune manifestant a laissé entendre que la Dame a construit son immeuble sur le passage de l’eau. Depuis 3 ans, dès qu’il pleut, leurs maisons sont inondées par les eaux de ruissellement. Et pis, tout récemment, l’eau a effondré la clôture de leur cimetière.
‘’Ça fait 3ans que ce bâtiment a été construit sur le passage de l’eau, quand il pleut, l’eau envahit nos maisons. Tout le monde est au courant de ça, nous sommes partis au quartier et même à la commune, pour qu’ils viennent constater les dégâts dans nos maisons. Deux véhicules sont tous gâtés. La Dame est venue et comme elle a l’argent, elle décide de faire sa route dans notre cimetière. Ce n’est pas nous qui l’avons vendu ce domaine, nous ne savons même pas celui qui l’a vendu ce domaine. Elle n’a quand arrêté ceux à qui elle a remis l’argent. Mais nous, il n’y aura pas de route ici, sauf si le président de République vient détruire toutes les maisons qui sont là. N’importe quelle machine qui viendra ici, va marcher sur nous, pour démolir ce cimetière. Il n’y aura pas route ici’’, martèle-t-il
Pour sa part, l’Imam Mohamed Khalifa Camara a sollicité l’implication de l’État, pour définitivement régler cette situation.
‘’Ça fait trois ans qu’elle cherche à faire la route ici. Mais quand vous regardez bien, le coin c’est à côté du cimetière, la partie est restreinte on ne peut pas faire la route ici. Les sages de Nongo lui ont dit de laisser ici, les imams lui ont dit de laisser ici. On lui a donné un autre endroit pour faire la route là-bas. Si elle fait la route de l’autre côté, Nongo aura des problèmes, d’abord là où elle a construit c’est le passage des eaux de ruissellement, l’eau ne plus circuler. C’est ce qui a fait que la clôture du cimetière est tombée. Nous avons fait cette clôture par des aumônes, nous avons pensé quand elle venue qu’elle allait nous aider en tant que croyante d’aménager ici. Mais elle est en train d’utiliser la force, parce qu’elle croit en quelque chose. Nous devons comprendre celui qui lui a donné le courage de venir offensé ici ou de savoir si elle est en train de montrer sa force pour qu’on le sache. C’est cet appel que nous lançons aux autorités, si elles veulent qu’il y ait la paix ici. Comme certaines autorités sont venues, c’est pour cela nous avons calmé les jeunes pour voir clair dans cette affaire. Les jeunes ont accepté de se calmer et nous voulons que la Dame en question et le chef de quartier viennent nous dire celui qui l’a autorisé à faire la route ici. Dans ce cas, l’affaire sera entre ce dernier et nous’’, a indiqué Mohamed Khalifa Camara.
Au moment où nous quittions les lieux, les forces de sécurité étaient déjà arrivées, pour calmer les ardeurs.

Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.