En marge du 63ème sommet de la CEDEAO qui s’est achevé hier dimanche, 9 juillet 2023 à Bissau, les processus du retour des civils au Pouvoir au Burkina Faso, au Mali et en Guinée, des pays dirigés par des militaires, étaient au centre des discussions. De fortes résolutions ont été prises dans ce sens. Le communiqué final en fait foi.
En ce qui concerne le respect du chronogramme de la transition, bien que de nouvelles sanctions ne sont prises, les chefs d’Etat ouest-africains ont néanmoins mis en branle des menaces contre les autorités de la transition guinéenne, qui tenteraient de ne pas respecter le délai de 24 mois, fixé de commun accord entre la elles et la CEDEAO.
Mieux, les chefs d’Etat ont insisté sur le respect strict de l’échéancier électoral. Les autorités de la transition ne doivent pas faire obstruction au travail des médiateurs. A défaut de respecter l’échéancier, des sanctions majeures pourraient s’en suivre, a menacé le Président de la Commission, le Gambien, Dr. Oumar Alieu Touray.
‘’Par rapport au chronogramme, mais ils ont raison. Nous avons toujours dit, depuis l’accord qui a été scellé unilatéralement entre les experts de la CEDEAO et la Guinée, nous sommes à sept (7) mois, et il n’y a pas de visibilité, ni de lisibilité. Les chefs d’Etat de la CEDEAO viennent de comprendre que le délai qui a été fixé, rien n’a été fait. Nous disons encore une fois de plus, que la réussite de la transition dépend d’un consensus (…). Une transition a besoin de trois choses : la première des choses, c’est de mettre de l’ordre en matière de finances publiques. Félicitations au CNRD qui est en train de le faire, c’est bien. Deuxièmement, c’est de rassembler. Et le discours de Mamadi Doumbouya le 5 septembre 2021 a parlé de rassemblement. Mais aujourd’hui, les Guinéens ne sont pas rassemblés, on est divisés plus qu’hier. La troisième des choses, c’est l’organisation des élections transparentes et crédibles. C’est-à-dire, le retour à l’ordre constitutionnel. On peut le faire, si on a la volonté, si on n’a pas un agenda caché. Je pense qu’en 13, 15 ou 18 mois, on peut bel et bien gérer une transition, et qu’à l’issue, les Guinéens applaudissent Mamadi Doumbouya. Donc, les autorités de la transition doivent avoir la volonté, la pitié de ce peuple qui a soif de démocratie, qui aspire à l’Etat de droit. Et, qu’ils (militaires Ndlr), veulent ou pas, il y aura la démocratie en Guinée’’, a indiqué Diabaty Doré, leader du RPR, dont le parti est membre de l’Alliance Nationale pour l’alternance et la démocratie (ANAD).
Madiou BAH
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