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Les gouvernements passent et se ressemblent (Par Tibou Kamara)

5 février 2026
“Moi, Makanera, moche, bête et méchant” (Par Tibou Kamara)

La critique est aisée, et l’art est difficile. Ceux qui en doutent, parfois aveuglés par la passion ou obstinés dans leurs convictions erronées, finissent par s’en rendre compte avec le temps, une fois mis à l’épreuve eux-mêmes. Dans un pays où nul n’est à l’abri du reproche et où rien n’est jamais apprécié à sa juste valeur, on ne saurait certes espérer l’unanimité, mais on est en droit d’attendre un regard lucide. Le gouvernement qui vient d’être formé est davantage un clin d’œil à l’histoire qu’une marche forcée vers la rupture annoncée et attendue. Tant la méthode que les commentaires qui ont suivi rappellent un passé récent : « Tout a changé pour que rien ne change », « on prend les mêmes et on recommence », comme si le changement devait attendre une prochaine occasion et se faire dans de meilleures conditions.

L’exigence de changement, constamment mise en avant, se heurte à l’argument d’une stabilité indispensable. Un débat qui refait surface entre ceux qui voient dans cette difficulté à rompre une forme d’immobilisme, et ceux qui défendent l’idée que le changement n’est pas une course de vitesse, mais de fond. Mais chacun aura compris qu’il n’y a que les débuts des régimes qui ont du charme. Au fil du temps, la réalité du pouvoir s’impose à tous, et bien des illusions s’envolent. Le chef de l’État, peu à peu, perd le contrôle de la situation et ne décide qu’en apparence : il règne beaucoup, mais gouverne peu. Il est plus « gouverné » qu’il ne dirige. Aussi, on ne peut espérer durer et résister aux vents contraires qu’en comprenant où se prennent les décisions, avec qui, et en assurant ses arrières.

Les ministres reconduits jubilent, tandis que ceux remerciés cherchent à comprendre les raisons de leur départ et à en désigner un responsable. Pourtant, chacun devrait savoir qu’il n’y a rien de plus précaire et aléatoire que la fonction ministérielle, qui peut s’interrompre à tout moment, même après « la confiance renouvelée » ou une certaine longévité. C’est un fauteuil éjectable. C’est pourquoi, à peine une étape franchie, il faut déjà songer à la suivante, car tout n’est qu’équilibre entre le meilleur et le pire.
Ceux qui avaient quitté le gouvernement avant le 5 septembre 2021 étaient malheureux ; ceux qui y étaient restés ont, pour la plupart, regretté et pleuré de se retrouver ensuite au cœur de la tourmente. Ceux que l’on avait enviés sont désormais à plaindre ; ceux que l’on avait moqués pour être tombés en disgrâce sont applaudis, soit pour avoir eu du flair, soit pour avoir été épargnés par Dieu d’une terrible épreuve. Il est vrai qu’il est traumatisant, déprimant, après avoir côtoyé les sommets, de redescendre au bas de l’échelle, sans perspective ni reconnaissance.

L’inconvénient de viser trop haut, d’aller trop vite. Mais il n’y a pas de hasard dans la vie, ni d’événements gratuits. C’est pourquoi il ne faut parier sur rien, ni se précipiter à porter des jugements émotifs ou à tirer des conclusions hâtives. Le meilleur comme le pire se mesurent dans la durée et ne sauraient dépendre d’un instant fugace ou d’un sort circonstanciel. Et si le malheur faisait le bonheur, et inversement ? Les apparences corrompent l’âme et détournent de l’essentiel. La société se rue vers ceux qui ont traversé la rive, alors que ce sont ceux qui se noient près de la berge ou se retrouvent à la marge qui ont besoin de secours et de compassion. On rit ensemble dans la victoire, mais chacun est forcé de pleurer seul ses échecs et ses malheurs.

Si certains tombent, d’autres se relèvent, d’autres encore se maintiennent ou montent ; tous partagent un sort commun : une bataille perdue ou gagnée dans une guerre dont personne ne sortira vivant. Le pouvoir est une course contre la montre dont l’issue est fatale et laisse un goût d’inachevé. En conséquence, personne ne sera finalement meilleur ou plus méritant qu’un autre, puisque l’on n’exerce pas le pouvoir, et l’on ne détient pas une parcelle de responsabilité, sans envisager le moment de partir et de céder la place à d’autres.

Lente agonie ou mort subite, élimination brutale ou méthodique et progressive, le tour viendra pour chacun de faire ses adieux, dans le dénuement de la solitude, après l’euphorie des honneurs et de la gloire. C’est l’usure du pouvoir, ou simplement du temps.

Comme le rappelait le général de Gaulle : « Tout a une fin, et chacun se termine. »

Ainsi va le monde.

 

Tibou Kamara

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