C’est une première dans l’histoire de notre pays. Démarrés officiellement le lundi dernier sur toute l’étendue du territoire national, les examens de sortie de cette année connaissent un grave dysfonctionnement au niveau organisationnel. C’est une alerte lancée par des apprenants qui sont toujours en attente des premières épreuves qui tardent toujours à tomber.
Alors que la phase théorique des examens de sortie a pris fin hier jeudi, ceux du CFP de Matoto ne sont toujours pas situés sur leur sort malgré le temps qui file à leur encontre.
Joint au téléphone par notre rédaction, un élève se confie:
« On ne comprend plus rien. Nous sommes venus lundi, jour du lancement, nous sommes restés jusqu’à 14h. A notre grande surprise, rien n’a été fait ce jour. Nous sommes rentrés à la maison. Le lendemain du lancement, nous sommes encore revenus au CFP de Matoto. Mais rien, absolument », affirme notre interlocuteur.
A en croire aux propos de cet élève, ce dysfonctionnement s’explique par un manque de financement.
« Quand nous sommes arrivés hier jeudi, on a été surpris que certains de nos collègues avaient eux-mêmes décidés de s’auto-évaluer avec l’entendement de certains encadreurs. C’est le cas des gens qui font Électricité. La filière Plomberie reste toujours-là sans rien. Maintenant, ça a été dit que nous allons directement faire l’examen pratique. Que c’est un problème d’argent ».
Des formateurs qui ont été contactés disent ne pas être en mesure de nous donner plus d’informations. Mais ils affirment tout de même ne pas comprendre ce laisser-aller dans les examens de sortie de cette année.
Selon un enseignant à la retraite, c’est une première dans l’histoire de l’enseignement technique que les épreuves tombent au compte-gouttes. Un bilan qu’il faudra comptabiliser dans les actifs ou passifs de la refondation.
Thierno Samba.