En marge d’une conférence de presse tenue ce samedi, 13 mai 2023, autour du débat d’orientation constitutionnel, prévu du 15 au 30 mai 2023, la secrétaire parlementaire, Fanta Conté a décliné les thématiques qui seront abordées.
Aux yeux des conseillers nationaux, le débat d’orientation constitutionnel est une étape importante dans le cadre de l’élaboration d’une nouvelle constitution. L’objectif, vise à recueillir les avis des différents acteurs sociaux et politiques, sur le contenu de la nouvelle Loi fondamentale du pays.
‘’L’objectif pour nous, est de donner la parole aux acteurs, afin de recueillir des orientations claires, pour ce que doit être le contenu de cette nouvelle constitution. Le résultat final, c’est d’avoir une constitution qui reflète la contribution de toutes les composantes de la Nation guinéenne’’, a laissé entendre Fanta Conté.
Ainsi donc, des thèmes de référence ont été élaborés. Pour arriver à ce résultat, la commission d’organisation du débat d’orientation constitutionnel a défini une méthodologie de travail, qui repose sur deux (2) étapes principales.
‘’La première étape que nous avons appelé la phase préparatoire, consistait pour nous, à concevoir des outils ou des documents que nous avons envoyé à tous les acteurs que nous avons listé. Donc, ces documents, nous avons, des thèmes de référence qui ont été élaborés et validés au niveau du CNT. Au-delà des thèmes de référence, nous avons également travaillé sur les différents points sur lesquels, nous voulons la contribution des acteurs. L’objectif, est que ces acteurs aient une visibilité claire à ce que nous attendons d’eux en terme de contribution par rapport à cette nouvelle constitution’’, a-t-elle ajouté, avant de décliner les thématiques qui seront abordées au cours de ce débat d’orientation constitutionnel.
‘’Je vais revenir sur les différentes thématiques. Vous avez en point 1, la souveraineté. Nous voulons avoir leurs avis sur la forme de l’État. L’État unitaire, l’État fédéral, la régionalisation avec plus d’autonomie, la séparation et la collaboration des pouvoirs. En point 2, nous avons parlé du statut des langues. Est-ce qu’il faut maintenir le statu quo ? C’est-à-dire, avoir le Français comme langue officielle, l’officialisation des langues nationales. Le troisième point, c’est les intangibilités constitutionnelles, donc limitation du pouvoir. Le recours au référendum, l’impossibilité de modification intégrale de la constitution. Et en point 4, nous avons parlé des sanctions politiques contre le changement constitutionnel’’, a déclaré Fanta Conté, Secrétaire parlementaire, par ailleurs membre de la commission d’organisation.
Madiou BAH
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