Faut-il déjà crié à un scandale au ministère de l’Enseignement Technique avec la délivrance du nouveau permis de travail aux expatriés désireux de travailler en Guinée? La question vaut tout son pésant d’or!
Tenez bien! C’est un regard très minitieux d’un spécialiste en la matière qui a attiré l’attention de la rédaction du site lerevelateur224.com sur un certain nombre d’incompréhensions pour ne point dire soupçons lié à la délivrance du nouveau permis biométrique de travail. Il est à appeler que les permis de travail ce sont des titres et valeurs domicilés à la banque centrale qui les mettent à la disposition du ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et du Travail. Le permis est un bien de l’État qui ne rélève pas des compétences sectorielles.
Sur le coût:
On apprend que l’obtention d’un permis de permis de travail avant l’arrivée du pouvoir d’Alpha Condé était à 300$. C’est après qu’il y a eu une revalorisation à 1000$ comme fixe.
Mais bizarrement, le CNRD revalorie le même permis à 3000$ pour les uns, 2000 et 1200$ pour les autres.
Alors pourquoi cette disparité entre le coût et sur la base de quel critère le ministère s’est fondé pour fixer ces prix?
Sur la procédure:
Selon un syndicaliste joint par notre rédaction, il n’y a eu aucune négociation au préalable. C’est à la surprise générale que les acteurs concernés ont été informés de la mise à disposition du nouveau permis biométrique. Alors que la procédure obligeait qu’il ait un consensus et une concertation avant.
C’est après avoir obtenu un consensus que le dossier est soumis au conseil des ministres pour approuver. Mais malheureusement, selon cette source, ni le syndicat avec les partenaires, ni le conseil des ministres n’ont été associés à la démarche.
Sur la clé de repartition:
A ce niveau également, c’est un autre flou qui caractérise cette délivrance. Ni la part de l’État, ni de la banque centrale, ni du travailleur lui-même n’est mentionée.
Sur l’attribution du marché à l’entreprise chargée de la biométrisation:
Notre source est formelle sur le caractère opaque des conditions de passation du marché.
“Il n’y a pas eu un seul appel d’offre officiel et ouvert. On ne sait pas comment l’entreprise a eu le marché. Et pire, sa part reste aussi un mystère”, fait savoir notre interlocuteur.
Face à toutes ces observations soulevées et pour une meilleure compréhension du dossier, notre interlocuteur interpelle le Chef de l’État.
“Le Colonel doit chercher à comprendre. On n’est pas contre mais il y a un flou qui ne dit pas son nom dans ce dossier. Il doit interpeller le ministre Alpha Bacar Barry et son Secrétaire Général Boundou Sylla. Il sera déçu d’eux”, fait savoir notre source.
Nous y reviendrons, plus en profondeur!
Marouane.