Les habitants du secteur Arrapassy accusent une partie de la population de Kaboye Konkokan, d’occuper une portion de terrain leur appartenant. Ces derniers jours, ce conflit domanial a dégénéré entre les citoyens de ces deux villages. L’imam ratib d’Arrapassy et deux de ces disciples ont fait les frais, alors que cette affaire est pendante devant les juridictions du pays.
Arrapassy et Kaboye Konkokan sont deux secteurs relevant du district de Kaboye, dans la sous-préfecture de Tanènè, préfecture de Boké. Dans cette partie de Kakandé, la bonne cohabitation a perdu son vrai sens, suite à un conflit domanial. Pour Abdoulaye Camara, chef secteur d’Arrapassy, leurs parents ont été les premiers à s’installer sur ce domaine.
‘’Ce sont nos parents qui ont été les premiers à s’installer ici. Pour une bonne cohabitation, ils leurs ont légué une partie pour réaliser les travaux champêtres. Comme ils ont les moyens plus que nous, ils sont en train de nous combattre à cause de ce qui nous appartient. Depuis plusieurs années, ils emprisonnent nos citoyens pendant la récolte, en leur traitant de voleur. Pourtant, ce sont eux qui ont planté les arbres à l’intérieur de nos plantes. Maintenant que nous sommes prêts a réclamer ce qui nous appartient, nous allons poursuivre jusqu’au bout. Parce que j’avais interdit aux citoyens de ces deux villages de ne pas mettre pied sur le site qui fait l’objet de conflit. A mon fort étonnement, c’est le procureur qui donne l’ordre à chaque partie de partir faire ses récoltes. C’est cette goûte d’eau qui a fait déborder le vase’’, a-t-il indiqué.
Ce conflit domanial date de loin entre ces deux villages. Des procès ont été organisés au TPI de Boké et à la Cour d’appel de Conakry à cet effet. Malheureusement, la plaie tarde à être guérie. C’est pourquoi, les habitants dénoncent les juridictions du pays.
Pendant le ramadan, les habitants d’Arrapassy ont porté plainte contre ceux de Kaboye Konkokan, pour abattage d’arbre à la brigade de recherche de Boké et le dossier a été transféré au tribunal de première instance. Alors que le jugement est prévu pour la fin du mois de mai, une altercation est survenue la semaine dernière. L’imam d’Arrapasssy a vu ses habilles déchirés et a été dépouillé de ses biens, notamment deux téléphones de ses disciples, par une foule qui a crié au voleur, alors qu’il quittait dans sa plantation.
Le camp opposé, hostile à la presse, a décidé de prêter sa langue au chat. Le procès est programmé pour le 29 mai prochain. Malgré plusieurs années de cohabitions, les habitants de ces deux villages ont rompu toutes relations, même en cas de décès ou autres événements, chaque partie se réserve de participer ou compatir à la douleur de son prochain.
A date, l’attitude des magistrats du TPI de Boké est dénoncée par plusieurs personnes, qui les accusent de lenteur et de favoritisme dans le traitement de certains dossiers.
Depuis Boké, Sékou DIALLO, pour Lereveleteur224.com