Contrairement au tarif du pèlerinage 2022, cette année, le Gouvernement guinéen, à travers le Secrétariat Général des Affaires religieuses, a procédé à la réduction du montant à payer par pèlerin, pour se rendre au lieu Saint de l’Islam.
En lieu et place des 60 millions en 2022, le pèlerin guinéen ne déboursera que 57 millions de francs guinéens en 2023. Une baisse de trois (3) millions, qui est vivement appréciée par des religieux. C’est le cas d’Elhadj Mohamed Mansour Fadiga, responsable d’agence de voyage, qui parle d’une décision salutaire.
‘’En ce qui concerne le pèlerinage, nous, nous sommes très ravis du prix qui a été fixé, pour lequel, le gouvernement s’est beaucoup battu pour trouver ce prix là. Depuis le décès du président Ahmed Sékou Touré, chaque année, le prix du pèlerinage ne fait qu’augmenter. C’est la première fois que je vois une diminution. Et notre pays par rapport aux autres pays limitrophes, c’est presque la même chose, en dehors de la Côte d’Ivoire, où le montant fixé correspond à 31 millions de francs guinéens. La cause, c’est qu’il y a beaucoup de monde cette année. Les maisons sont chères là-bas. Maintenant, presque tout est cher, parce qu’il y a beaucoup d’affluence cette année. C’est pourquoi, nous nous réjouissons de ce prix de 57 millions de francs guinéens. Nous remercions les autorités compétentes pour ça’’, s’est-il réjoui.
Le chroniqueur islamique a par ailleurs souligné, que le secrétariat général des affaires religieuses est à pied d’œuvre, pour éviter des problèmes auxquels, les pèlerins guinéens ont connu dans le passé. Parmi ces dispositions à prendre, Elhadj Mohamed Mansour Fadiga souhaite la décentralisation de la confection des passeports dans les régions.
‘’C’est la chose pour laquelle on doit se battre pour corriger, pour qu’on arrive à amoindrir la souffrance des pèlerins guinéens. Souvent, c’est au niveau du secrétariat général des affaires religieuses où il y a des problèmes. Pour cette année, je sais que le secrétaire général est en train de prendre toutes les dispositions pour que les trois (3) milles pèlerins qui seront inscrits là-bas, ne puissent pas avoir beaucoup de souffrances. Nous sommes tous en train de nous battre pour corriger les anomalies. Ce que nous demandons, c’est de décentraliser le problème de passeport pour qu’il y ait l’établissement des passeports à partir des régions’’, a-t-il insisté.
Facinet CAMARA
