Pour une énième fois, le ministre de la justice et des droits de l’homme s’est prononcé sur le cas d’Oumar Sylla alias Foniké Menguè, Ibrahima Diallo et Mamadou Billo Bah, tous des leaders du Front national pour la défense de la constitution (FNDC).
Détenus à la maison centrale de Conakry depuis plusieurs mois, ces activistes de la société civile n’ont toujours pas bénéficié d’un jugement.
‘’Je demanderai dès le lundi au procureur général de me faire la situation des dossiers des Foniké Menguè. Et comme je l’ai dit, aucun retard injustifié je ne vais accepter. Je suis très clair. Si le dossier est à l’état d’être jugé, je vous promets la main sur le cœur et sur le Coran en ce mois saint de ramadan, ils vont être jugés. Personne ne les gardera en prison parce qu’il veut les garder. Je n’accepterais pas’’, a promis ce samedi 25 mars 2023, le Garde des Sceaux, avant de préciser.
‘’Mais qu’on ne parte pas vite en besogne, en créant des situations pour dire qu’ils sont détenus arbitrairement. Ils sont détenus en vertu de la loi, pas arbitrairement’’, argue Alphonse Charles Wright.
Pour rappel, Foniké Menguè et Ibrahima Diallo, sont en prison depuis le 1er août 2022, pour «participation délictueuse à un attroupement et complicité de destruction d’édifices publics et privés, coups et blessures volontaires, incendie volontaire, pillage…». Saikou Yaya BARRY, un troisième prévenu dans cette affaire n’est plus revenu en Guinée depuis qu’il a bénéficié d’une évacuation sanitaire en octobre dernier.
Un troisième membre du FNDC, en l’occurrence Mamadou Billo Bah, a été inculpé pour les mêmes faits et placé sous mandat de dépôt, après une réunion qui, selon le FNDC, portait sur des échanges pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel.
La libération de ces activistes de la société civile, est l’un des préalables posés par les forces vives de Guinée, pour venir autour de la table du dialogue, recommandé par la CEDEAO.
Ibrahima CAMARA, pour Lerevelateur224.com
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