Alors que les coalitions sociopolitiques regroupées au sein d’une plateforme dénommée forces vives de Guinée, s’apprêtent à entamer des discussions avec les autorités de la transition, le juriste et consultant, Alhassane Makanera Kaké s’interroge, sur que signifie réellement forces vives, tel que définie dans la charte de la transition.
Le juriste pense que la dénomination forces vives n’a pas de base juridique. C’est plutôt selon lui, un mot qui est apparu en 2007 et reconduit dans la charte de la transition sans aucune définition claire.
Pour lui, vouloir reconnaitre l’Inter-coalition comme forces vives, pose un problème juridique, dans la mesure où, un article de la charte de la transition stipule que la constitution sera élaborée en commun accord, avec le CNRD et les forces vives de la nation.
‘’Moi quand on me parle de forces vives, ça me dérange en tant que juriste. Mais forces vives c’est quoi? C’est pas un statut juridique, ça c’est un premier problème. Je ne peux pas l’amener sur le terrain du droit. Mais le problème aujourd’hui qui va coincer le gouvernement, il est dit dans un article de la charte, que la constitution sera élaborée en commun accord avec le CNRD et les forces vives. Ça existe, mais les gens oublient très vite, après on nous dit c’est CNT qui est forces vives. Juridiquement, c’est le CNRD qui a utilisé les forces vives, les politiques n’ont rien dit. Et quand j’entends par après qu’on rencontre les forces vives, moi juriste, j’ai des problèmes. Parce que ceux-là qu’on rencontre là, ce sont eux qui vont élaborer la constitution parce que pour moi, il y en avait pas. C’est pourquoi, on risque de se faire duper. Les reconnaitre, c’est reconnaitre que c’est eux qui vont élaborer la constitution. C’est des structures qui la compose qu’on reconnait, pas les forces vives. C’est les structures qu’on reconnait individuellement, mais reconnaitre les forces vives, ça pose problème avec la charte. C’est un grand problème je vous dis et aujourd’hui on va dire on rencontre les forces vives, on va avoir deux textes, trois textes, on va appliquer les dispositions de la charte, ils vont dire c’est nous qui rédigeons la constitution, pas le CNT, c’est ça le droit’’, a déclaré le juriste.
Facinet CAMARA
