Les pourparlers ont repris cette semaine au centre Islamique de Donka, entre les représentants des Forces Vives de Guinée et le Premier ministre Dr Bernard Gomou, sous la médiation des religieux.
Au terme des discussions, selon Dr Faya Millimono, que nous avons interrogé ce mercredi 23 mars 2023, parmi les préalables mis sur la table par les FVG, figure l’abandon des poursuites judiciaires, à l’endroit des acteurs sociopolitiques qui sont pour la plupart incarcérés à la maison centrale de Conakry.
Le leader du Bloc Libéral trouve cette démarche antirépublicaine. Pour lui, cela sera une entorse à la loi, car dit-il, les questions judiciaires doivent se débattre devant les Cours et Tribunaux et non dans les salles de négociations.
‘’Ils demandent qu’on abandonne les poursuites judiciaires, je ne crois pas que ça soit Républicain que de dire à tout bout de champ, arrêtez les poursuites judiciaires. Plutôt, ce qu’on peut demander à la justice, premièrement, c’est de respecter la présomption d’innocence. Il y a des cas parmi ceux qui sont actuellement détenus, il y a des cas de malades parmi eux. Alors, s’il n’y a pas un risque que ça puisse tempérer avec la procédure, ces gens-là peuvent éventuellement avoir une liberté pour qu’ils soient en résidence surveillée en attendant le procès. Tout ça, ce sont des questions qui peuvent se discuter autour de la table. Mais de là à dire qu’il faut abandonner, qu’on trouve que ce sont des poursuites fantaisistes, je trouve que pour quelqu’un qui a été au gouvernement en qualité de Premier ministre, en qualité de chef de l’Etat, je trouve que c’est assez grave, qu’on dise ces genres de choses’’, a déploré le leader du Bloc Libéral.
Plus loin, l’ancien candidat aux élections présidentielles de 2015, ajoute que sa formation politique suit ce dialogue avec attention et souhaite qu’au bout de la démarche, qu’on ne fasse pas entorse à la loi.
‘’Parce que les questions judiciaires se débattent devant les cours et tribunaux et non dans les salles de négociations politiques. Si nous transférons la cour dans notre espace politique et bien on peut dire au revoir à l’Etat de droit. Or,
je crois que le combat que nous sommes en train de mener depuis toutes ces années, c’est pour que la Guinée ait un état de droit digne de ses ambitions’’ a fait remarquer Dr Faya Millimono.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
