Les Chefs d’État de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont réunis en sommet extraordinaire le 18 février dernier, à Addis-Abeba (Éthiopie). Sommet au cours duquel, ils ont annoncé plusieurs décisions contre les juntes militaires du Mali, Burkina et de la Guinée. Parmi ces décisions, le maintien des sanctions contre des responsables des transitions dans ces trois pays.
Cette décision de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernements de la CEDEAO, est diversement commentée en Guinée. Chez nos confrères de FIM FM, dans l’émission ‘’Mirador’’ de ce mardi 21 février 2023, Bah Oury, président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG), a affirmé que cette attitude de l’institution sous-régionale ne fait pas l’unanimité.
‘’Il y a des réalités souterraines. Au niveau de la conférence des chefs d’État, il y a parfois beaucoup plus de querelles de personnes, qu’une prise en charge réelle des situations géopolitiques et géostratégiques des différents pays. C’est ça qui est dommage, parce que lorsqu’on est à la tête d’un pays, il faut prendre en compte non pas sa personne, mais la position de son pays, l’intérêt collectif et régional, pour agir en conformité avec ses principes. Si vous voyez la position du président de la commission de l’Union Africaine et du nouveau président de l’Union Africaine (UA), le Comorien, dans sa déclaration de ce matin, ils se sont posés la question sur l’efficacité des sanctions qui ont été reconduites contre certains pays, notamment dans le Sahel pour l’Afrique de l’Ouest. En d’autres termes, cela veut dire, qu’il n’y a pas l’unanimité par rapport à l’attitude actuelle de la CEDEAO, dans sa manière de gérer les situations complexes des transitions en cours’’ a réagi l’ancien ministre de la réconciliation nationale, considéré aujourd’hui, comme étant membre de la branche politique, pour la défense de la junte au pouvoir en Guinée.
Ibrahima CAMARA pour Lerevelateur224.com
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