Les avocats de Oyé Guilavogui, Dr Ibrahima Kassory Fofana et Dr Diané étaient devant la presse ce mercredi pour faire le point des procédures en cours contre leurs clients. Devant un parterre de journalistes, Maitre Sidiki Bérété a fait croire que les poursuites judiciaires engagées contre ces personnalités visent à les éliminer dans la course des futures échéances électorales. Il a déclaré que les autorites de la transition cherchent à leur empêcher de prendre part à ces élections.
“Les objectifs sont absolument politiques parce que si comme on l’a annoncé cette transition, doit se terminer par des élections libres et transparentes. On a déjà des signes qu’on ne veut pas que certaines personnes y prennent part. Il faut donc les éliminer de la course avant d’être sur la ligne de départ. Des exemples foisonnent en Afrique de l’ouest. Lorsque le président Wade devait quitter au pouvoir, il avait préparé son fils pour le succéder. Ses adversaires dès qu’il a quitté ont tout fait pour coller une infraction à Karim, ils l’ont jugé et il a écopé d’une condamnation. Or, les conséquences d’une condamnation judiciaire c’est la privation des droits civils et civiques. Ce sont des droits qui permettent à un citoyen d’être candidat à une élection mais également d’être électeur lors des opérations électorales. Lorsque vous en êtes privé, vous ne pouvez exercer ni l’un ni l’autre. Il suffit donc que monsieur Diané, monsieur Oyé Guilavogui et Kassory Fofana écopent des condamnations pour que aux échéances en cours, ils puissent même pas être un conseiller à plus forte raison des candidats. C’est facile à comprendre cette guerre là. Mais chez les autres on y met de la forme. Chez nous, c’est fait de façon barbare, violente c’est ça aussi qui est gênant. Donc vous comprenez que c’est la raison pour laquelle sans fondement, sans titre ces trois personnes continuent à croupir en prison sans aucune forme de procès. Ça aussi ce n’est pas normal, on est quand-même entre nous guinéens. Il faut que l’on ait la possibilité de se regarder en face quelle que soit la situation surtout des situations passagères”, a-t-il déclaré.
Par ailleurs, Maitre Bereté a souligné que vu la violation flagrante des procédures dans les dossiers de leurs clients, ils ont droit de croire que la décision est déjà détenue par les juges. Ils attendent juste le bon moment pour l’annoncer aux accusés. Si tel est le cas, lui, il ne compte participer à cette parodie de justice.
“Lorsque nous l’avons en conscience que nous partons plutôt vers l’abattoir qu’on nous tire. Nous avons en droit de croire que c’est un procès déjà décidé à la va-vite. La décision est déjà détenue par les juges. Ils ne font que chercher la forme ou ils ne font qu’attendre le temps opportun pour la porter à la connaissance des victimes. Quand c’est comme ça est-ce qu’il faut accepter de jouer une triste histoire comme celle-là. Je pense que moi personnellement, mes obligations de citoyen de ce pays m’empêche d’être associé à de telle scène”, martèle Maître Sidiki Bereté, l’un des avocats de Kassory et autre.
Facinet Camara
