En marge de l’élaboration de la nouvelle constitution en Guinée, le conseil national de la transition (CNT), a ouvert ce mardi 21 février 2023, un symposium sur le constitutionnalisme. Une phase importante dans le processus d’élaboration de la nouvelle constitution.
Intervenant chez nos confrères des ‘’Grandes Gueules » de Radio Espace, Jean-Paul Kontembedouno, Juriste constitutionnaliste et conseiller au CNT, a expliqué les enjeux liés a cet événement.
Selon lui, l’organe législatif de la transition a organisé ce symposium, pour tout simplement, leur édifier sur la marche à suivre, afin d’élaborer une constitution qui répond aux aspirations du peuple.
‘’On a estimé qu’il était très intéressant avant que nous l’adoptions, voyions pour des choses même sans en connaître les implications réelles, que les conseillers, des acteurs de la société civile, les associations politiques, puissent avoir des enseignements sur l’histoire constitutionnelle guinéenne. Cette histoire constitutionnelle a plusieurs variables. Il y a des variables juridiques, constitutionnelles, sociologiques et historiques. Voyez-vous il y a beaucoup d’aspects. Voilà pourquoi nous avons estimé qu’il fallait organiser le symposium, pour nous édifier sur le choix constitutionnel, sur les lacunes constitutionnelles, sur les avancées constitutionnelles. Comme ça, on tire toutes les leçons, tous les enseignements, y compris aux droits comparés et ensuite on prend en compte l’essentiel des rapports, qui vont être produits ça et là, pour qu’on s’en inspire. Et en fin, c’est la phase politique, le symposium prépare le débat d’orientation constitutionnelle. C’est la branche politique comme ça, on écoutera tel et tel acteur politique, tel ou tel acteur de la société civile sur tel et tel choix constitutionnel proposé par le constituant qui est le CNT’’, a-t-il dégagé.
Par ailleurs, Jean-Paul Kontembadouno a fait savoir que le CNT, a mis en place une plateforme, pour permettre aux citoyens de faire des suggestions et des propositions concrètes. Ceci, pour conférer un caractère inclusif au processus d’élaboration de la nouvelle constitution.
‘’Il y a une plateforme citoyenne qui est mise en place et qui permettra d’une part aux guinéens de poser certaines questions fermées ou ouvertes. Lancer les débats sur d’autres volets, sur des sujets qui leur paraissent éminemment importants’’, a indiqué le constitutionnaliste.
Facinet CAMARA
