Le président de l’UDRG était l’un des invités de l’assemblée hebdomadaire Fouti-lafidi, de ce dimanche 19 février 2023. Un évènement au cours duquel, journalistes, jeunes activistes et autres, se réunissent autour d’un traditionnel plat de riz.
Devant l’assistance, il s’est prononcé sur la récente sortie du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, qui menace de suspendre ou de retirer les agréments des certains partis politiques, ayant soutenu la dernière manifestation du front national pour la défense de la constitution.
‘’Il ne faut pas généraliser. Il faut mettre chaque chose dans son contexte. Ceux qui ont appelé à soutenir la manifestation dite interdite du FNDC dissout, c’est ceux-là qui sont concernés par la déclaration du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation. Pour le futur, ça c’est autre chose. Mais, il faut être clair : Lorsque vous créez un parti politique, vous souscrivez à la charte des partis politiques. Mais malheureusement en Guinée, on ne lit plus, des mauvaises habitudes se sont instaurées qui font que, la charte des partis politiques de 1991, rare sont parmi les dirigeants, qui savent quel est le contenu et c’est très explicite. Donc, si pendant très longtemps des partis au pouvoir étaient les partis les plus enclins à violer les droits des citoyens (…)’’, a déclaré l’ancien ministre de la réconciliation nationale avant de poursuivre son analyse.
‘’(…)Nous sommes dans une phase de transition. Cette transition, si on veut qu’elle soit vertueuse, il faut qu’elle mette la loi devant, quelque soit la partie pris des uns et des autres. Et la charte des partis politiques présente toute son activité et je pense que tous les dirigeants politiques actuellement, je leur convie de relire et de rechercher le texte des partis politiques, qui a été adopté par la loi fondamentale de 1990. Là-bas, il y a tout ce qu’il faut pour savoir est-ce oui ou non, c’est une attitude singulière d’un ministre ou est-ce oui ou non, c’est en conformité avec les lois de la République’’ a enchaîné Amadou Oury Bah.
Selon l’acteur politique, la Guinée est dans un environnement très instable. Pour des appétits de pouvoir, il faudrait que les uns et autres aient raison gardée, ajoute-t-il.
‘’Pour des appétits de pouvoir, si on s’amuse à mettre le feu dans la brousse, toute la brousse va prendre et à côté, ça déjà pris feu. En conséquence, nous serons aussi dans la même tourmente, d’où la nécessité que ceux qui sont au pouvoir, comme ceux qui se disent de l’opposition entre guillemets dans un contexte de transition, devraient faire preuve de responsabilité, sens de la retenue et mettre l’intérêt général devant’’, a-t-il interpellé.
Ibrahima Camara pour Lerevelateur224.com
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