La tournée du ministre de la Justice et des Droits de l’homme a réjoui plus d’un titre les citoyens pour lesquels, il s’est déplacé pour faire comprendre à chacun la place qu’occupe la justice en cette période de transition.
Profitant de cette prise de contact, un des Conseillers du Sotikèmo de Kankan, choqué de voir la deuxième capitale du pays confrontée à d’énormes problèmes d’ordre sociopolitique a indiqué que la localité ne mérite pas d’être à la traine.
Elhadj Mohamed Lamine Kaba, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a révélé que Kankan était l’épicentre de toutes les prises de décision du pays mais qui malheureusement, aujourd’hui, ne compte assez.
« Il est à reconnaître que dans l’histoire politique de la Guinée, Kankan n’est pas en marge. Nous sommes à l’épicentre. Toutes les grandes réformes dans ce pays ont commencé à Kankan. La révolution socialiste c’est à Kankan. Donc ce Kankan ne doit pas être désormais à la traîne derrière des gens qui n’ont ni programme ni soucis de développements. Aujourd’hui, ce que nous sommes en train de voir avec le CNRD au pouvoir, c’est du jamais vu objectivement. Il y a des chiffres qui parlent » a-t-il rappelé.
Après ce rappel, ce sage invite le ministre Charles Wright de vulgariser les textes de loi du pays afin de mieux faciliter leur compréhension.
« Et ce que nous voulons dire à M. le ministre, c’est d’accepter de vulgariser nos textes de lois. Que les citoyens ne maîtrisent pas. L’assemblée est là pour vulgariser les lois et les députés ont mandat de venir vulgariser ces lois aux citoyens pour que la compréhension soit là. C’est un premier aspect. Deuxièmement, les cadres à la base (Chefs de quartiers, Maires, Sous-préfets) n’ont pas l’appréhension réelle de leurs rôles. Le chef de quartier ne sait pas son rôle, sa surface d’évolution. Un problème qui peut être réglé par un chef de quartier peut se retrouver à la gendarmerie. Comment est-ce qu’on peut expliquer cela ? Parce que le chef de quartier qui est là ne sait pas ce qu’il doit faire. Il faudrait que cela aussi soit revu parce que ça y va dans l’intérêt du peuple. Troisièmement ; c’est l’éducation civique. J’ai appris à la radio et suivi a la télévision la mise en place d’une Direction qui s’occupe de l’éducation civique. C’est formidable ! Parce que nous avons besoin de connaître quels sont nos droits et devoirs. On a toujours tendance à dire, l’Etat ne fait pas ceci, ni de cela, mais qu’est-ce que nous, nous devons faire pour l’Etat et pour la Guinée (…) si déjà ceux qui nous gèrent à la base ont une légère connaissance de l’activité qu’ils doivent mener pour gérer leur communauté. Je pense que la justice aura moins de problème », à proposer Elhadj Mohamed Lamine Kaba.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
