Depuis un certain temps, des acteurs politiques non les moindre accusent la junte guinéenne de harcèlement pour les écarter des prochaines échéances électorales. Selon eux, le CNRD est en train de harceler les acteurs politiques pour étouffer toutes les voix discordantes afin de rester au pouvoir.
Contrairement à ces leaders, Makalé Camara, présidente du Front de l’Alliance nationale (FAN) ne se sent pas harcelée et se dit être libre de tous ses mouvements. Makale Camara l’a dit dans l’émission « On refait le monde de ce lundi, 09 janvier 2023.
“Moi, je ne me sens pas harcelée. Je suis là, je ne me sens pas harcelée. Je dis, nous avons fait un dialogue où il était question que tous les leaders viennent autour de la table pour se parler. Je suis là, je participe au dialogue parce que pour moi la politique de la chaise vide ça n’a jamais donné. Quand vous n’êtes pas là, on décide pour vous, on décide à votre place. Je pense que la politique de la chaise vide ne sert pas du tout. Maintenant quant-à harceler les leaders politiques, ça dépend de quelle est la position qu’on a. Aujourd’hui, le président Cellou Dalein se retrouve à l’extérieur du pays parce qu’il est interpellé par la CRIEF. Il ne souhaite pas être embastillé, il préfère rester à l’extérieur. Des négociations sont en cours, le dialogue est en cours, je pense qu’il faut trouver des solutions sur tout cela sans que ça ne nuise et que tous les Guinéens puissent être là et se parler”, déclare t-elle.
Parlant de la détention prolongée de certains acteurs politiques notamment Kassory, Oyé Guilavogui et cie, la présidente du FAN souhaite qu’on fasse le jugement pour savoir ce qu’on leur reproche exactement. Elle indique qu’on ne peut pas les détenir indéfiniment sans jugement.
“Nous avons fait des propositions envers le CNRD, les autorités de ce pays pour qu’elles puissent certainement juger les gens qui sont en détention aujourd’hui. Qu’on les juge et qu’on sache effectivement ce qu’on leur reproche, c’est ça qui est normal. On ne peut pas les détenir indéfiniment sans qu’on nous dise effectivement ce pour quoi ils sont emprisonnés. C’est ça le Droit, il faut dire le Droit, il faut respecter ce que le code de procédure pénale et le code pénal stipulent en la matière”, indique Makalé Camara, présidente du parti FAN.
Facinet Camara
