Ces derniers jours, un cas de présumé viol sur mineure pèse contre l’artiste Ans-T-Crazy défraie la chronique dans la capitale guinéenne. Sur les réseaux sociaux, chacun y va de ses commentaires. Pour éclairer la lanterne de l’opinion sur cette affaire rocambolesque qui polarise les attentions, la Directrice général de l’OPROGEM a pris la parole chez nos confères d’Espace FM dans l’émission les Grandes Gueules pour relater les faits portés pour lesquels son service est saisi.
Marie Gomez dit avoir été contactée par une personne anonyme qui lui aurait informée de la commission de cette infraction par Ans-T-Crazy.
L’artiste en question selon nos informations, aurait mis la fille enceinte puis lui faire avorter avant de lui faire le placement d’un implant pour empêcher la présumée victime dont d’il prétend épouser de contracter une autre grossesse.
“En ce qui concerne ce cas précis de viol, nous avons été saisis a l’anonymat et finalement nous avons pu avoir le contact de la maman biologique de la fille en question. Moi en personne, je l’ai appelée, nous avons échangé, je l’ai orientée vers la médecine légale pour ne pas que les preuves disparaissent. D’un côté, j’ai appris le viol vu son âge de minorité, 15 ans. Mais aussi, j’ai appris un cas d’avortement et de placage d’un implant chez la fille pour pouvoir l’empêcher de contracter une grossesse. Donc, il y a ces différentes infractions qui sont alignées. J’ai appelé la maman, je l’ai rassurée, je lui ai dit après l’hôpital de venir dans nos services pour que nous puissions recueillir la déclaration de la fille. Elle m’a rassurée qu’elle viendra. Quelques temps mais jusqu’aujourd’hui, je ne l’ai pas vue.
La personne anonyme qui nous a contactés, a dit qu’elle a échangé avec la maman de la victime. Elle est inquiète parce que sa fille a été victime d’un viol par un artiste du nom de Ans-T-Crazy et que ce dernier a envoyé sa fille pour lui faire avorter dans une clinique. Et maintenant, elle est inquiète parce que sa fille a promis de se suicider, que le jour où le problème sera sur la place publique qu’elle va se suicider”, précise t-elle.
La patronne de l’OPROGEM a fait remarquer que la maman de la victime pour des raisons qu’elle ignore s’est rétractée, en coupant tout contact avec son service. En attendant, l’OPROGEM a confié le dossier à la présidente du club des jeunes filles leaders de Guinée de se constituer partie civile afin de poursuivre l’artiste en justice.
Facinet Camara
