Quelques jours seulement nous séparent de l’année 2022. Une occasion pour bon nombre de services publics de dresser le bilan annuel sur les activités menées au cours de l’année écoulée.
Ce lundi 26 décembre 2022, l’inspecteur régional de la Promotion Féminine de l’Enfance et des Personnes Vulnérables de N’Zérékoré s’est prêté au micro de notre correspondant basé dans la localité pour nous parler des activités qu’il a puis réaliser au sein de son service courant 2022.
Au cours de l’année qui connaîtra son épilogue dans quelques heures, le service de la Promotion Féminine de l’Enfance et des Personnes Vulnérables de N’Zérékoré a enregistré 42 cas de viol, 14 cas de mariages d’enfants et 75 filles sauvées de l’excision.
« Pour toute la région, nous avons enregistré 42 cas de viol. Et le mariage d’enfant, c’est 14 cas qu’on a enregistrés. Mais au niveau de l’excision nous avons sauvé 75 filles qui étaient à risque, c’est-à-dire elles étaient dans la cérémonie pour aller à l’excision. Ça c’était dans les communes et villages environnants de N’Zérékoré et dans la préfecture de Nzérékoré y’a eu un cas d’excision qui a été avorté. Du côté de la prise en charge dans la région de N’Zérékoré, nous avons accompagné la prise en charge de 529 enfants dont 263 filles. Cette prise en charge concerne les enfants qui sont handicapés. En les accompagnants pour leur insertion scolaire et professionnelle. Les mineurs libérés de prison, on appelle mineur en conflit avec la loi, quand ils sont libérés de prison au lieu qu’ils se retournent, nos équipes les accompagnent à apprendre un corps de métier pour qu’il puisse être utile à lui-même et à la société. Mais aussi ceux qui sont élèves se retournent à l’école grâce notre accompagnement. Au jour d’aujourd’hui dans la région, l’UNICEF nous accompagne à travers les commis pour réaliser ce qu’on appelle les activités de sensibilisation pour l’abandon de certaines pratiques qu’on appelle MGF et les mariages d’enfants. Ces activités de sensibilisation ont permis à ces acteurs communautaires aujourd’hui dans la région d’identifier et protéger 2374 filles contre l’excision dans les 9 communes de convergence et 1734 autres filles de 12 à 18 qui sont identifiées et protégées contre le mariage d’enfant», a fait savoir Mohamed Mariame Keita inspecteur regional de la Promotion Féminine de l’Enfance et des Personnes Vulnérables.
Malgré tous ces efforts, l’inspecteur énumère quelques difficultés dont son service est confronté dans la capitale de la région forestière.
“La première difficulté d’abord, c’est le manque de moyen de déplacement, comme vous le voyez nous sommes obligés d’utiliser notre propre véhicule pour faire des activités sur le terrain. Nous avons aussi un problème de personnels parce que vous allez voir que dans toutes les préfectures à part Geuckédou et Macenta, les autres n’ont qu’un seul cadre de l’état”, dit-it.
Depuis N’Zérékoré Souleymane Naturel Condé
622127976

